Guerre 1914-1918 - Histoire du XXe siècle

Auteur : Webmestre (Page 1 of 9)

1919 – 1921 : Sortir de la guerre

Perrin, 2020, 544 p.
Le 11 novembre 1918, au matin, Georges Clemenceau déclare à son chef de cabinet : " Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix, et ce sera plus dur encore. " En effet, outre la mauvaise volonté allemande, il faudra non seulement compter avec la diplomatie d'équilibre des Britanniques qui ne veulent pas trop affaiblir l'Allemagne au profit de la France, mais aussi avec les ambitions du président américain Wilson dont les principes démocratiques pour la reconstruction du monde – le droit des peuples, l'État-nation, la SDN… – privent les Européens de toute politique d'annexion. Loin d'être à l'apaisement, les années d'après-guerre sont marquées par le trouble et l'incertitude.

La guerre continue à l'Est, dans les pays baltes en 1919, entre la Pologne et la Russie de 1920 à 1921, entre les Turcs et les Grecs de 1919 à 1922, tandis que la guerre civile en Russie cause la mort de 5 à 7 millions de personnes. Surtout, le spectre de la révolution bolchevique, victorieuse en Russie, s'insinue de l'Allemagne à la Hongrie en passant par l'Italie. L'ennemi n'est plus tout à fait le germanisme, mais le bolchevisme, infiltré sous la forme des nouveaux partis communistes d'Europe. Un monde radicalement nouveau est né, une nouvelle ère idéologique coincée entre Wilson et Lénine, deux messianismes à côté desquels la France et la Grande-Bretagne ne tiennent plus le premier rôle. En ces années où prévaut l'illusion d'une paix durable, les instabilités, les aigreurs et les déceptions attisent déjà le feu de la revanche. Clemenceau avait raison : il était plus difficile de gagner la paix que la guerre. Et la France, qui a gagné la guerre, a perdu la paix.

Dans la presse

Sur la forme comme sur le fond, on retrouve les qualités de l’auteur : la clarté et la vivacité de l’expression, l’emploi exemplaire de la citation qui donne au texte bon poids d’humour et de vie, et cet art du récit qu’on retrouve plus souvent sous les plumes anglo-saxonnes que francophones. Bref, un régal de lecture et un concentré d’intelligence historique.

Jean Lopez, Guerres et Histoire, avril 2020
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Les compagnons de la Libération : Jean Moulin

Marko et Holgado / Jean-Yves Le Naour, Bamboo (Grand Angle), 2019, 56 p.
Après leur débarquement en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Alliés soutiennent le général Giraud pour contrecarrer les plans de De Gaulle. Mais l’homme du 18 juin n’est pas du genre à se laisser écarter de l’échiquier politique. Sur le terrain, dans la France occupée, Jean Moulin œuvre pour unifier la résistance. Mais si coaliser les mouvements combattants est déjà difficile, les faire cohabiter avec des responsables politiques de tous bords s’avère presque impossible. Pourtant, De Gaulle fait venir Jean Moulin à Londres et le charge de créer le Conseil National de la Résistance…

Fusillé sur son brancard. L’affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre

Armand Colin, 2019, 200 p.
Présentation de l’ouvrage par l’éditeur

 

Rendez-vous de l’histoire à Blois, 2019 : Jean-Yves Le Naour présente « Fusillé sur son brancard », rencontre organisée par la librairie Mollat.

Cette affaire sera l’une des plus emblématiques après-guerre – elle inspirera d’ailleurs « Les sentiers de la gloire » de Kubrick – mais le soldat ne sera jamais réhabilité. 

Ouest-France, 4 mai 2019
Le 11 octobre 1914, au Bois-des-Loges, le sous-lieutenant Julien Chapelant est fusillé pour reddition à l’ennemi. Blessé, la jambe fracturée, il est ligoté à son brancard pour pouvoir être maintenu debout face au peloton d’exécution. Cette affaire, qui a révolté l’opinion, a suscité une grande campagne en faveur de sa réhabilitation, soutenue par les associations d’anciens combattants et la Ligue des droits de l’Homme. Mais comment faire un récit honnête et impartial de cette affaire ? En effet, il est des témoins qui accusent Chapelant et d’autres qui le disculpent intégralement. Où se situe la vérité ? 

Plutôt que de bâtir une narration unique qui enfermerait le lecteur dans la vision de l’auteur, Jean-Yves Le Naour a fait le choix de présenter deux versions différentes, délibérément partiales : la thèse de la culpabilité du sous-lieutenant et celle de son innocence. Ainsi, derrière l’histoire de ce fusillé, c’est aussi une réflexion sur la subjectivité de l’histoire et la relativité du témoignage à laquelle nous invite ce livre à la forme inédite. Pour la première fois, l’historien s’efface derrière le lecteur. À lui de se faire juge.

L’Affaire Markovic. Coup bas chez les gaullistes

Jean-Yves Le Naour / Condon Cédric, produit par Kilaohm productions et l’INA, 54 min, 2019.
Le 1er octobre 1968, le corps décomposé de Stevan Markovic, ancien garde du corps et homme à tout faire de l'acteur Alain Delon, est retrouvé dans une décharge sauvage, à proximité d'Elancourt, dans les Yvelines. L'autopsie révèle que le Yougoslave aurait succombé à des coups portés à la nuque et à la tête par un objet contondant. Retour sur cette affaire criminelle qui donna lieu à un scandale politique, destiné à ruiner la carrière de l'ancien Premier ministre Georges Pompidou.

L’assassinat de Clemenceau

Perrin, 2019, 200 p.
Coup de revolver contre M. Clemenceau. Le président du Conseil serait légèrement blessé " ( Le Populaire) ; " Un attentat contre la France victorieuse. Dix balles contre Clemenceau " ( L'Action française) ; " Le criminel serait un anarchiste " ( La Croix) ; " Vive Clemenceau ! " ( Le Petit Parisien) : la une des journaux, le 20 février 1919, dit assez l'émoi suscité par la tentative d'assassinat dont fut victime le " Père la Victoire " le jour précédent. La veille, en effet, à 8 h 40, Clemenceau prend place à l'intérieur de la Rolls-Royce conduite par son chauffeur Coujat pour se rendre au ministère de la Guerre. À l'angle de la rue Franklin et du boulevard Delessert, un jeune anarchiste, Émile Cottin, surgit et fait feu à sept reprises sur la voiture, blessant le président du Conseil. Moins d'un mois plus tard, Cottin est condamné à mort, mais le " Tigre ", fidèle à ses principes, obtient que sa peine soit commuée en dix ans de réclusion.

Dans la presse

L’Assassinat de Clémenceau, raconté par Jean-Yves Le Naour, Loïc di Stefano, Boojum : l’animal littéraire, 14 février 2019.

Comment Clemenceau a survécu à un attentat il y a 100 ans , Michel Derrien, Ouest-France, 2019.

1919 : L’assassinat manqué de Georges Clemenceau, interview sur Retronews, 2019-2020.

Les compagnons de la Libération : Général Leclerc. Le serment de Koufra

Frédéric Blier / Jean-Yves Le Naour, Bamboo (Grand Angle), 2019, 56 p.
Fin 1940, le colonel Philippe Leclerc, aux ordres de de Gaulle, décide d’attaquer Koufra, une oasis libyenne située à plus de 1 500 km. La mission semble démentielle, car il faut traverser la ramla, un sable dans lequel les voitures s’enfonceront, puis la hamada, le reg, la roche mise à nu par le vent. Sans compter ces montagnes qui culminent à plus de 3 000 mètres. Le tout sans routes, sans cartes, sans points d’eau et avec le vent. Pourtant, avec 400 hommes et 56 véhicules, Leclerc va tenter l’impossible pour mettre en déroute l’armée italienne.


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