Guerre 1914-1918 - Histoire du XXe siècle

Auteur : Jean-Yves

La gloire et l’oubli. Maurice Genevoix et Henri Barbusse, témoins de la Grande Guerre

Michalon, 2020, 221 p.
Le 11 novembre 2020, les cendres de Maurice Genevoix entreront au Panthéon. Derrière l'hommage au dernier écrivain combattant, mort en 1980, ce sont Ceux de 14 qui sont honorés. Et pourtant, en 1914-1918, Maurice Genevoix était loin d'être considéré comme le représentant des Poilus. 

À l'époque, et durant tout l'entre-deux-guerres, c'est Henri Barbusse, l'auteur du Feu, qui incarne le rôle de porte-parole des combattants. Prix Goncourt 1916, scandale littéraire ayant soulevé des passions contraires, Le Feu est un choc, un livre suffoquant qui, pour la première fois, raconte le quotidien, des tranchées, sans rien dissimuler des souffrances des soldats. Profitant de cette exposition, Barbusse s'engage en politique, embrasse les combats du pacifisme et du communisme.

Genevoix, lui, enfermé dans l'étiquette régionaliste, se tient pour sa part à l'écart du tumulte du monde et préfère les parties de pêche et les promenades au bord de la Loire. L'un est de gauche, l'autre est un modéré qui se méfie de la politique. L'un rejette ouvertement les honneurs, est admiré ou détesté, l'autre s'affiche comme consensuel, reçoit la légion d'honneur et entre à l'Académie française. L'un a obtenu une notoriété immédiate avec le succès commercial, l'autre a dû se contenter d'un succès critique pour ses récits de guerre et a construit sa réputation littéraire en dehors du témoignage, avec notamment Raboliot (prix Goncourt 1925).

Et pourtant, aujourd'hui, la fortune de la gloire littéraire s'inverse : avec ses cinq ouvrages de souvenirs rassemblés dans Ceux de 14, Genevoix prend sa revanche sur Barbusse, le prophète découronné. Comment cela a-t-il été possible ?

L’Appel

Une pièce de Jean-Yves Le Naour. Compagnie La Naïve. Avec Sophie Claret, Flora Bourne-Chastel, Patrick Henry et Hervé Pezière, mise en scène de Jean-Charles Raymond.
Coproduit par les Archives départementales des Bouches du Rhône.

Label « Actions Mémoire 2020 » attribué par le service départemental de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG).

Première représentation à Marseille, dans l’auditorium des Archives départementales des Bouches du Rhône, le 8 octobre à 20 heures.



1970, à l’occasion du 30e anniversaire de l’appel du 18 juin, un animateur radio invite un professeur de la Sorbonne, ancien résistant, et une jeune enseignante de l’université Aix-Marseille à une émission sur la naissance de la résistance en 1940. Soudain, la discussion dégénère. Les protagonistes oublient le public et perdent tout contrôle : ce ne sont plus deux historiens qui débattent mais des générations qui s’affrontent, celle qui a vécu la Résistance et les suivantes.


Les derniers tirailleurs

A voir sur France 5, Les derniers tirailleurs, un film documentaire de Cédric Condon, écrit par Jean-Yves Le Naour, le 27 septembre, à 22h40.

Dans la presse :

Ce documentaire équilibré, qui n’occulte ni les points d’ombre, ni les zones de lumière, est une façon de leur rendre hommage. Une tentative émouvante de rattraper le temps perdu.

SEBASTIEN PORTE, TELERAMA, 23 SEPTEMBRE 2020.

Les voilà qui racontent leur guerres comme de vieux combattants français. Sans jamais remettre en question leur identité nationale, mais avec aux lèvres de l’amertume et du dépit.

SORJ CHALANDON, LE CANARD ENCHAINE, 23 SEPTEMBRE 2020.

Une démarche mémorielle salutaire.

ALBAN DE MONTIGNY, PELERIN, 24 SEPTEMBRE 2020.

A partir de témoignages d’anciens tirailleurs sénégalais, ce film jette une lumière crue sur une page sombre de l’histoire de France.

LE POINT.FR, 25 SEPTEMBRE 2020.

« Il était une fois un Empire de dix millions de Km², de 110 millions d’habitants, sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Il était une fois une force noire qui faisait la fierté des Français… » Les premiers mots du documentaire de Jean-Yves Le Naour, réalisé par Cédric Condon, tracent le cadre pour raconter l’aventure de quelques-uns de ces hommes.

L’HUMANITE DIMANCHE, 24 SEPTEMBRE 2020.

Il donne la parole aux derniers survivants qui portent malgré tout avec fierté leurs médailles militaires.

HISTORIA, OCTOBRE 2020.

Lieu de mémoire : inauguration du « cimetière des oubliés » de Cadillac

Le 19 septembre 2020 était inauguré le « cimetière des oubliés » de Cadillac, en présence d’Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine. C’est en 2017 après avoir lu Les soldats de la honte qu’Alain Rousset décide de réhabiliter cet ancien « cimetière des fous » créé au lendemain de la Première Guerre mondiale et plongé depuis dans l’abandon. Les noms de plus de 4000 décédés ont été retrouvés et sont désormais gravés sur un mur.  Les morts oubliés ont retrouvé leur dignité et le cimetière de Cadillac est devenu un lieu de mémoire.

© 2020 Jean-Yves Le Naour

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