Guerre 1914-1918 - Histoire du XXe siècle

Catégorie : Documentaires : 20e siècle

L’Affaire Markovic. Coup bas chez les gaullistes

Jean-Yves Le Naour / Condon Cédric, produit par Kilaohm productions et l’INA, 54 min, 2019.
Le 1er octobre 1968, le corps décomposé de Stevan Markovic, ancien garde du corps et homme à tout faire de l'acteur Alain Delon, est retrouvé dans une décharge sauvage, à proximité d'Elancourt, dans les Yvelines. L'autopsie révèle que le Yougoslave aurait succombé à des coups portés à la nuque et à la tête par un objet contondant. Retour sur cette affaire criminelle qui donna lieu à un scandale politique, destiné à ruiner la carrière de l'ancien Premier ministre Georges Pompidou.

Les oubliés de l’histoire

Collection créée et dirigée par Jacques Malaterre / co-écrit par Jean-Yves Le Naour, Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M, 20 x 26mn, 2016.

Une traversée haletante de l’histoire européenne du XXe siècle à travers les destins extraordinaires d’hommes et de femmes étonnamment peu connus du grand public. Cette collection comprend 20 documentaires

  1. Jacqueline Auriol – Vivre et voler / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  2. George Best – La popstar du football / Réalisateur : Bernard George.
  3. Carl Lutz, un diplomate en résistance / Réalisateur : Gabriel Laurent.
  4. les oublies de l histoire – Sylvin Rubinstein / Réalisateur : Lorenz Findensen.
  5. Gala Dalí – La muse libérée / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  6. Manolete – Un torero en guerre / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  7. Les oublies de l histoire – Jerzy Popieluzsko / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  8. Matei Pavel Haiducu – L’espion qui a refusé de tuer / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  9. Jeannette Mac Donald – Une lionne parmi les lions / Réalisateur : Thomas Cirotteau.
  10. Tom Simpson – La course à la mort / Réalisateur : Bernard George.
  11. Louise Weiss – Une femme pour l’Europe / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  12. René Dumont – L’homme qui voulait nourrir le monde / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  13. Nikos Beloyánnis – Le martyr communiste / Réalisateur : Marco Gastine.
  14. Matéo Maximoff – L’écrivain tsigane / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  15. Griselidis Real – Une courtisane libertaire / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  16. Mustapha Muller – Le maître déserteur / Réalisateur : Lorenz Findeisen.
  17. Bobby Sands – Le martyr de thatcher / Réalisateur : Bernard George.
  18. Salvadore Giuliano – L’insaisissable bandit / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  19. Aléxandros Panagoúlis – L’insoumis / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  20. Théo Sarapo, dans l’ombre de piaf / Réalisateur : Jacques Malaterre.

Corée, nos soldats oubliés

Ecrit par Jean-Yves Le Naour / réalisé par Condon Cédric, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions) et ECPAD, 54 min., 2015.

Prix du public au FIPA (Festival International de Programmes Audiovisuels) 2016 à Biarritz.


Qui se souvient aujourd’hui que la France a participé au conflit le plus meurtrier de la Guerre froide : la guerre de Corée ? Une guerre méconnue, replacée ici dans son contexte géopolitique et stratégique et racontée à hauteur d’homme. Quand les témoignages d’anciens combattants du bataillon français font revivre un quotidien marqué par la neige et le froid, mais aussi par la camaraderie entre soldats français et américains."






Revoir le documentaire sur Dailymotion

Les Français du Jour J

Condon Cédric / Jean-Yves Le Naour, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions),1h30mn., 2014.
Au matin du 6 juin 1944, les 177 soldats Français du commando Kieffer participent au débarquement en Normandie aux côtés des 150 000 Américains, Anglais et Canadiens. Ils forment le seul contingent français à débarquer le jour J. Parmi eux, des Normands, des Bretons, des Alsaciens, mais aussi des hommes venus d'outre-mer et des colonies, des ouvriers ou des bourgeois, des juifs, des catholiques, des musulmans ou des athées… Si différents et pourtant si semblables, mais tous mus par un même idéal : vaincre l'Allemagne nazie et libérer la patrie. De leur recrutement en Angleterre en 1941 par le commandant Kieffer jusqu'au Débarquement, puis durant toute la Bataille de Normandie, voici l'histoire de ces hommes héroïques, trop vite retombés dans l'oubli. 70 ans après, les survivants du commando racontent.

Le teaser du documentaire

Le procès du viol

Ecrit par Jean-Yves Le Naour / réalisé par Condon Cédric, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions), 52 min., 2013.

Prix du public au festival du film d’histoire de Pessac.


Le 2 mai 1978 s’ouvre à Aix un procès qui va marquer un tournant dans le sort réservé jusque-là aux affaires de viol en France. Un procès rendu possible par la ténacité de deux femmes refusant d’abdiquer devant les pressions d’une société et d’une justice qui préfèrent détourner les yeux. Et le combat d’une avocate – Gisèle Halimi – et des mouvements féministes, qui entendent désormais briser le tabou et changer le regard de la société sur le viol.

En ce temps là, le viol était la faute des femmes. Au début des années 70, les hommes le juraient, les policiers le croyaient, la justice le confirmait. La violée était perçue comme consentante. Une jupe courte suffisait à lacérer sa moralité. Sa féminité même était l’instigatrice du crime. Et d’abord en ce temps là, le viol n’était pas un crime.

Sorj Chalandon : contrainte par corps, Le Canard enchainé, 5 mars 2014 

Extrait du documentaire

Dailymotion / TeLeRAMA







Nos salles obscures

Réalisé par Nicolas Levy-Beff, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions), 52 min., 2012.
Dans la France des trente glorieuses, le cinéma s'impose comme premier loisir des Français. On s'y rend en famille ou entre amis ; cela tient du rite, comme l'école, l'église ou l'armée, qui réunit toutes les classes sociales. En ce temps-là cette sortie hebdomadaire dépasse de loin le simple fait d'aller voir un film. C'est une sorte de cérémonie joyeuse, rythmée par un rituel, auxquels le public est très attaché ! Aller au cinéma, c'est se retrouver dans sa salle de quartier, découvrir les actualités, "s'ennuyer" devant un documentaire, s'émerveiller avec un dessin animé, siffloter l'air de Jean Mineur et enfin se délecter à l'entracte, d'un cornet glacé. Ce n'est qu'après ces moments, que le film commence, pour la joie des petits et des grands… 

Distraction populaire et familiale pour certains ou lieu de culture pour d'autres, ces heures passées dans les salles obscures, ont beaucoup compté pour la génération des babys boomers qu'elles ont en quelque sorte façonné. Grâce aux témoignages de passionnés de cette sortie, Nos salles obscures fait renaître avec humour et émotion cette époque où le cinéma était un spectacle complet. Ce film montre aussi combien toutes ces petites salles de cinéma, lieux de rencontre et de socialisation ont été importantes dans la vie des quartiers et dans le cœur de ses habitués. Parmi les intervenants : le journaliste et écrivain Olivier Barrot ou encore l'historien Jean Tulard.

On a volé le Maréchal !

Condon Cédric / Jean-Yves Le Naour, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions), 52 min., 2012.
Dans la nuit du 19 février 1973, un commando de six hommes pénètre dans le petit cimetière de l'île d'Yeu, ouvre une tombe et enlève le cadavre du maréchal Pétain ! Leur but : foncer sur Verdun pour l'enterrer au milieu des Poilus de 14-18 avec la volonté de réhabiliter spectaculairement la mémoire du maréchal… mais l'opération finit piteusement, le cadavre de Pétain abandonné dans un garage de Saint-Ouen. Les commanditaires de cette opération sont les ténors du pétainisme de l’après-guerre, Tixier-Vignancour en tête. 

Cette aventure est révélatrice du combat que mène l’extrême droite pour retrouver une place dans le paysage politique d’une France, de la mort de Pétain à la création du Front National en 1973. Un documentaire qui associe archives, témoignages mais aussi scènes de reconstitutions dignes des polars des années 1970. Un documentaire de genre en quelque sorte.

Bokassa Ier, notre ami l’empereur

Condon Cédric / Jean-Yves Le Naour, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions), 52 min., 2011.
Ce film est le récit du couronnement le plus absurde de l'histoire, le plus ubuesque de tous les temps, celui de Bokassa Ier, dictateur de Centrafrique et grand admirateur de Napoléon, qui se fit sacrer empereur le 4 décembre 1977, dans une scénographie digne du tableau de David.

Un film entièrement à base d'archives, dont une partie vient d'être déclassifiée par l'armée, à qui l'Elysée avait demandé d'envoyer plusieurs équipes d'opérateurs militaires pour offrir au nouvel empereur le film de son sacre. Un film de famille en quelque sorte!

Le dernier guillotiné

Condon Cédric / Jean-Yves Le Naour, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions), 52 min., 2011.

D’après l’ouvrage de Jean-Yves Le Naour : le dernier guillotiné

Revoir le documentaire sur youtube
Le 10 septembre 1977, la tête du dernier guillotiné de l'histoire de France tombe sous le couperet. Hamida Djandoubi est l'ultime victime d'une loi moribonde, en dépit d'une légende tenace qui fait de Christian Ranucci (l'affaire du "pull-over rouge") le dernier condamné à mort à avoir été exécuté. La France, partagée entre abolitionnistes et irréductibles vengeurs, est alors le dernier pays d'Europe occidentale à recourir à la peine de mort, qu'elle n'abolira que quatre ans plus tard…. A travers le parcours criminel et le procès de Hamida Djandoubi, reconstitués ici pour la première fois à partir du dossier judiciaire, c'est un épisode méconnu de l'histoire contemporaine qui nous est révélé. Trente ans après la loi du 9 octobre 1981, "Le Dernier guillotiné" nous rappelle aussi que la peine capitale était une sorte de loterie tragique. Car, si Hamida Djandoubi était assurément un meurtrier pervers et cruel, une mauvaise défense et le climat délétère qui régnait à l'époque n'en pesèrent pas moins sur le verdict du jury.

Filmer la guerre – Filmer la guerre d’Algérie

Condom Cédric / Jean-Yves Le Naour, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions), l’ECPAD, Histoire. Documentaire Série (n°2/2), 52 min., 2009.
Les Français n’ont jamais rien vu de la guerre d’Algérie. Ils ont vu des jeeps rouler dans le désert du Sahara, des commandos crapahuter dans le djebel, des populations heureuses d’agiter un drapeau tricolore, des militaires à dos de chameau, des marchés débordant de fruits et de légumes, des paysages à la beauté âpre. Ils ont vu une Algérie de carte postale. Seule la paix leur a éclaté à la figure lors des actualités cinématographiques. Ils n’ont jamais vu de combats mais une armée de paix où les soldats ne se battent pas mais sont instituteurs, médecins, terrassiers ou gendarmes. Les militaires oubliés de l’Indochine, dont les gros plans du réalisateur Pierre Schoendoerffer vantaient la beauté dans l’effort, la sueur et la camaraderie virile, ont cédé la place aux plans collectifs de soldats enjoués et souriants, sorte de colonie de vacances pour grands enfants. 

C’est qu’en combattant le vietminh, en Indochine, l’armée française a découvert ce qu’était la guerre révolutionnaire et les méthodes efficaces de propagande. Elle a compris qu’il n’était pas possible de vaincre sans convaincre, sans avoir le soutien massif du pays mais aussi des populations locales. En créant un bureau spécialisé dans l’action psychologique dès 1955, « véritable Etat dans l’armée » selon Pierre Messmer, le commandement est donc décidé à tout mettre en œuvre pour ne pas connaître à nouveau le drame de Dien Bien Phu.

Il faudra commencer par rassurer les Français, notamment les parents des appelés du contingent que le gouvernement envoie en Algérie à partir de 1956 ; leur répéter qu’il n’y a pas de guerre mais uniquement des « événements », que la besogne des militaires sert la cause de la justice.

Il faudra ensuite convaincre la population indigène de la puissance de la France, de la pérennité de sa présence et surtout de sa générosité. Le choix est simple : la prospérité et la paix avec la France d’un côté, la ruine et la guerre avec le FLN de l’autre. Les musulmans doivent comprendre que leur intérêt est celui de la métropole coloniale et ne pas suivre les mauvais bergers indépendantistes.

Avec cette guerre sans nom, où l’enjeu est le contrôle des populations, le service cinématographique des armées tourne le dos au bricolage et à l’amateurisme pour entrer dans l’ère de la propagande professionnelle, de l’information calibrée, soupesée, préfabriquée. Mais c’est aussi la fin des reporters de guerre, du document pris sur le vif, du témoignage : place à la fiction, à la mise en scène, aux films scénarisés ; place à la communication d’Etat où le narratif l’emporte sur le discursif. Voici la vraie fausse guerre d’Algérie, telle qu’elle a été vendue aux Français de 1954 à 1962.

Filmer la guerre – Filmer la guerre d’Indochine

Condon Cédric / Jean-Yves Le Naour, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions), l’ECPAD, Histoire. Documentaire Série (n°1/2), 52 min., 2009.
Caméra au poing, une arriflex 35 mm à trois objectifs pour changer rapidement de focale, les opérateurs du service cinématographique des armées sont de toutes les opérations en Indochine. André Lebon, Lucien Millet, Lyliane Veyrenc, Gérard Py ou encore Pierre Schoendoerffer sillonnent les rizières, la brousse et la jungle aux côtés des combattants dont ils sont chargés d’immortaliser la geste. 

Ce ne sont pourtant pas seulement des témoins et encore moins des journalistes, mais bel et bien des soldats de l’image. Pierre Schoendoerffer, qui rêvait de devenir cinéaste, et qui s’est engagé à 23 ans pour couvrir le conflit indochinois revendique ce statut de soldat : « On était des leurs, partageant la même ration, la même pluie, le même soleil et les mêmes balles ». Ces images, parfois d’une grande beauté esthétique, seront ensuite montées, et, accompagnées d’un commentaire, serviront à alimenter des films d’actualité dont le but est d’expliquer la guerre aux Français, de la justifier, de la légitimer.

Mais les Français s’en moquent : ce conflit colonial à 13 000 km de la métropole les laissent tout simplement indifférents. Sur le front de la communication, la bataille paraît mal partie. L’armée croyait pourtant au pouvoir souverain de l’image. Les images ne disent toutefois pas tout et ne disent pas forcément la vérité. Certes, elles parlent, mais elles sont aussi une construction, une mise en récit. C’est ce récit de la guerre d’Indochine, à hauteur d’homme, les pieds dans l’eau de la rizière, telle que l’ont vécu des dizaines de milliers d’hommes et telle que l’ont présenté les opérateurs cinématographiques qui fait l’objet de ce film.

© 2020 Jean-Yves Le Naour

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