--- L'histoire comme un roman ---

Jean-Yves Le Naour, On a volé le Maréchal ! Larousse, l'histoire comme un roman, juin 2009, 203 p.

On a volé le Maréchal
Quatrième de couverture :

Dans la nuit du 19 au 20 février 1973, vers deux heures du matin, une camionnette pénètre tous feux éteints dans le petit cimetière de Port-Joinville, sur l'île d'Yeu. Les six personnes qui en descendent se dirigent droit vers une tombe plus grande que les autres. En moins d'une heure, l'opération est achevée : la pierre tombale est dégagée et, au fond de l'ouverture béante, on voit apparaître un cercueil en chêne. Le chef de ce groupe s'approche de l'ouverture, se fige au garde-à-vous et déclare d'un ton solennel : " Maréchal, nous voilà ! ". Une demi-heure plus tard, la fourgonnette fonce vers l'embarcadère pour prendre le premier bateau qui la ramènera, elle et le précieux cercueil, sur le continent. Ce que ce commando vient d'accomplir est incroyable : il vient de voler la dépouille du maréchal Pétain ! Retraçant l'histoire de cette cavale, Jean-Yves Le Naour nous invite à une plongée inédite dans les milieux pétainistes d'après-guerre, sur fond de débats toujours polémiques autour de la mémoire de Vichy et de la Collaboration.

Voir sur la chaine LCP-assemblée nationale dans l'émission "Où, quand, comment ? L'Histoire" un débat animé par Jean-Pierre Gratien en compagnie de Jean-Pierre Azema, historien et de Serge de Sampigny, réalisateur, à propos de "la figure controversée de Philippe Pétain".

Revue de presse:
  • Franck Schwab , Patriote résistant (FNDIRP), novembre 2009 :
"Il s'agit en quelque sorte des aventures de Pétain après Pétain, un historien de qualité ayant retracé les tribulations de la mouvance pétainiste pour obtenir la réhabilitation de son "grand homme" et la translation de ses cendres à Douaumont. Le récit est écrit avec beaucoup de sérieux mais l'auteur adopte délibérément un ton humoristique et persifleur qui fait souvent mouche (on aime par exemple son "François Lehideux, qui fait un peu de résistance, une fois n'est pas coutume", pour expliquer que le personnage va survivre de quelques années aux autres membres historiques de l'Association pour la défense de la mémoire du maréchal Pétain). Il faut dire que l'auteur est quelque peu aidé par son sujet car les combats de cette mouvance ont tout de la farce (...). Cette farce a d'abord été jouée par Pétain lui-même qui perdit progressivement la tête à l'île d'Yeu et qui lança à un de ses gardiens en avril 1947 : "Le directeur a tort de ne pas me libérer, je lui trouverai une situation plus belle"; elle a aussi été jouée par les "héritiers" du maréchal qui se disputèrent en justice la dépouille mortelle de leur parent à partir de 1965; elle a encore été jouée par maître Isorni qui saborda en 1958 et 1966, par pure haine de De Gaulle, les chances - hélas bien réelles - de translation du corps à Douaumont; enfin et surtout, elle a été jouée par le cercueil même du maréchal qui disparut en février 1973 pour réapparaître à l'improviste deux jours plus tard dans un garage de Saint-Ouen."

Lire la suite de la revue de presse...

  • Jean-Marie Gavalda, Midi Libre, 9 octobre 2009 :
"Sous le titre On a volé le Maréchal ! (Larousse - 16 €), Jean-Yves Le Naour retrace les dernières années pathétiques d'un nonagénaire délabré par le gâtisme – il croit tantôt être revenu en caserne, intimant des ordres à ses geôliers, tantôt dans un hôtel, réclamant la note de son séjour... – mais entouré d'un ultime carré de zélateurs qui entretiennent la flamme tremblotante du pétainisme. Oubliant les années honteuses de la collaboration, ils tentent de réhabiliter "le glorieux vainqueur de Verdun". Deux avocats, Me Isorni puis Me Tixier-Vignancour, sont les figures de proue de cette extrême droite rancie, revancharde et groupusculaire, mais qui inquiète le pouvoir car Pétain reste un encombrant symbole. Même après sa mort, à 95 ans, en 1951. La tombe du cimetière marin attire des pèlerinages. Jean-Yves Le Naour, qui manie aussi bien l'ironie que la précision des documents, raconte comment des conspirateurs dignes des Pieds Nickelés dérobèrent le cercueil du maréchal Pétain en février 1973. Ils voulaient l'inhumer à Douaumont mais c'est dans un box de banlieue, à Saint-Ouen, qu'échouera piteusement la relique. Avant son retour sur l'île d'Yeu où le maréchal repose depuis en paix."
"C’est à une véritable exploration du petit monde de l’extrême droite française après la Deuxième Guerre Mondiale que se livre Jean-Yves Le Naour, avec perspicacité et virtuosité narrative."
  • Idée@jour, 28 juin 2009 [En ligne]. Disponible sur Idée@jour :
"Dans « On a volé le Maréchal ! », récit historique captivant et plein de verve, l’historien Jean-Yves Le Naour retrace un étonnant fait-divers : en 1973, un commando de militants pétainistes a enlevé le cercueil de l’ex-Maréchal, enterré à l’île d’Yeu. Objectif : réhabiliter Pétain en imposant au gouvernement sa sépulture à Douaumont, haut-lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale, pour mieux faire oublier son sinistre rôle dans la Seconde. Vingt-cinq ans après, Pétain et les pétainistes bougent-ils encore ?"

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Catherine Valenti, Bobigny, le procès de l'avortement, Larousse, l'histoire comme un roman, septembre 2010, 224 p.

Bobigny, le procès de l'avortement
Quatrième de couverture :

En octobre 1972, s’ouvre à Bobigny, le procès de cinq femmes : une mineure victime d’un viol et quatre femmes majeures, dont la mère de la victime, qui sont accusées d’assister et pratiquer l’avortement de la jeune fille. Les cinq inculpées ont comme avocat une féministe connue : Gisèle Halimi. Très vite le procès va se transformer en une tribune politique contre la répression de l’avortement et en faveur de sa légalisation. Cette affaire va secouer l’opinion et s’achever par des peines avec sursis puis un non-lieu et ouvrira la voie à la loi dépénalisant l’interruption volontaire de grossesse que Simone Veil fera voter au Parlement en 1975.

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