--- Histoire de la Grande Guerre ---

Djihad 14-18. la France face au panislamisme, Perrin, 2017, 250 p.

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Quatrième de couverture :

"Le premier livre sur la place de l'islam durant la Première Guerre mondiale, durant laquelle 600 000 soldats musulmans servirent la France. Entre 1914 et 1918, l'Allemagne de Guillaume II cherche par bien des moyens à allumer dans les Empires français et anglais une rébellion massive des musulmans. Pour ce faire, quoi de mieux que de pousser le sultan de Constantinople à proclamer la guerre sainte contre les chrétiens ? Tout est pensé, mûri, réfléchi par les stratèges allemands : le panislamisme et le djihad assureront la victoire du Reich. Ce projet, pris très au sérieux dans les ministères de Berlin, Londres et Paris, fut un échec, au sein d'un Empire ottoman en décomposition comme au Maghreb : Marocains, Tunisiens et Algériens servirent massivement dans l'armée française, et tous payèrent leur fidélité au prix du sang. Si les peuples musulmans exigèrent, durant et après la guerre, des droits nouveaux, ce fut le panarabisme, non le panislamisme, qui servit d'étendard commun. Pour rendre compte de cette réalité totalement méconnue, et pourtant passionnante, de l'histoire de la Grande Guerre et restituer tant les plans allemands que les questions qui traversèrent alors le monde musulman sous domination européenne, il fallait la connaissance intime de la période et le sens du récit de Jean-Yves Le Naour.»

Revue de presse :
" La première leçon qu'on tire dè votre ouvrage, c'est qu'en 1914 le fait national l'emporte sur le fait religieux. La fidélité à la nation est plus forte que la foi... . "

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1918 : ou l'année de l'étrange victoire, Perrin, 2016, 416 p.

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Quatrième de couverture :

"L'issue de la Première Guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour fait revivre une année à suspense. Il ravive de sa plume alerte le cours des mois chaotiques qui conduisent à l'étrange victoire alliée. Au printemps 1918, par trois fois – en mars, avril et mai –, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne, et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands pour l'Ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. À l'été 1918 rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter.»

Revue de presse :
  • Pierre Compagnon, La Voix du Jura, 5 janvier 2017:
" Le 5e et dernier volume de la série consacrée par Jean-Yves Le Naour à la Première Guerre mondiale possède les qualités de ses prédécesseurs sources sûres et variées, vue en surplomb des événements dans leur globalité, relativisation accordée aux faits militaires. "
  • Vosges Matin, 3 janvier 2017 :
"Année à suspense. Car il ne faut pas l'oublier : à l'été 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter. "
  • Nouvel Obs, 22 décembre 2016:
"Narration superbement enlevée. "
  • Serge Perraud, Le littéraire.com, 4 décembre 2016:
"Ce diable d’historien possède un tel art du récit qu’il réussit l’exploit de transformer la relation historique en thriller, de nous faire penser, bien que la conclusion soit connue, ancrée dans les mémoires, que la fin sera différente, de nous amener à une autre conclusion. Avec 1918. L’étrange victoire et les autres tomes de sa série, Jean-Yves Le Naour signe des récits vivants, d’une grande érudition, bref, du grand art narratif appuyé sur une documentation exhaustive. "
  • Jean Vhristophe Buisson, Le Figaro Magazine, 18 novembre 2016 :
"Suite et fin de l'ambitieuse et remarquable entreprise de Jean-Yves Le Naour, qui a synthétisé en cinq tomes très complets chacune des cinq années du conflit de 14-18. Dans ce volume, loin des images euphoriques du 11 Novembre, l'historien revient notamment en détail sur l'effondrement des empires, les guerres de personnalités qui entravèrent l'avancée des Alliés et les doutes politiques, moraux et diplomatiques qui se font déjà jour. Et si ce n'était pas la « der des ders » ? "
  • Sylvie Lecoules, Tarn Libre, 11 novembre 2016 :
"Avec un art consommé de la narration Jean Yves Le Naour poursuit sa fresque magistrale sur la Première Guerre mondiale Passant d’un front a l’autre, il nous entraîne jusqu’à la victoire en trompe l’œil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures. Tout tient dans le sous-titre de ce volume : L'étrange victoire"

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1917 : la paix impossible, Perrin, 2015, 420 p.

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Quatrième de couverture :

"1917 est une année de rupture. Le peuple épuisé, las de la guerre, doute et réclame la paix. Chacun cherche une porte de sortie honorable : le gouvernement français hésite, la Grande-Bretagne s'effraie, le chancelier allemand Bethmann-Hollweg, qui voudrait en finir, est congédié, tandis que la Russie renverse le tsar. L'empereur d'Autriche-Hongrie, Charles Ier, et le pape Benoît XV élaborent quant à eux des projets de paix. En vain, personne n'étant prêt à en payer le prix. 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle, avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchevique. La guerre, non plus nationale mais idéologique, échappe aux Européens et fait apparaître un monde nouveau, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. Après 1914. La grande illusion, 1915. L'enlisement et 1916. L'enfer, Jean-Yves Le Naour continue de mettre son talent narratif au service de l'histoire et raconte avec brio cette année charnière. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne aucune grande figure. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche, aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé.»

Revue de presse:
  • Le Casoar , janvier 2016 :
" Avec 1917, Jean-Yves Le Naour poursuit sa fresque magistrale sur la Première Guerre mondiale. L’ouvrage sur 1916 était déjà de très haute tenue et sa suite ne déçoit pas. […] Un ouvrage passionnant à conseiller aux passionnés comme aux profanes ! "

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  • Les Affiches de Normandie, 17 février 2016 :
" Passionnant "
  • André Larané, herodote.net, 2016 :
" De manière claire, sobre et efficace, il nous raconte de quelle façon stupéfiante furent conduites les opérations militaires. On assiste comme si l'on y était aux esclandres entre officiers d'état-major, députés et ministres dans leurs palais et châteaux. C'est Dallas à tous les étages ! "
  • Familles chrétiennes, 25 janvier 2016 :
" Le récit de cette «année sans pareille» est vif et nerveux, foisonnant de références et de commentaires souvent engagés, faisant de cet ouvrage une lecture passionnante."
  • Pierre Montagnon, La croix du Nord, 8 janvier 2016 :
" Alors que la plupart des ouvrages consacrés à la Première Guerre Mondiale mettent en avant les aspects militaires du conflit, Jean-Yves Le Naour s'est intéressé autant, sinon davantage,à des domaines parfois minorés comme la politique intérieure. Pendant que le poilu tient le front, le Parlement travaille en continuant à subir le règne des partis. La valse des ministères et la succession des combinaisons politiciennes aura, après la crise du printemps 1917 et l'offensive malheureuse du Chemin des Dames, une importance cruciale du côté français. En effet, la personnalité des Présidents du Conseil successifs ne comptera pas pour rien dans la poursuite du conflit [...] Ce 1917 constitue la quatrième pierre d'un édifice remarquable appelé à faire date. Peut-être, en évoquant cette série aux qualités incontestables, en viendra-t-on à parler du «Naour»."
  • Serge Perraud, Lelitteraire.com, 25 décembre 2015 :
" Avec des éléments historiques de premier ordre, avec un art consommé de la narration, l’historien offre un récit palpitant, vivant, tendu, proche du rythme d’un thriller. On ne lâche pas ce livre, se passionnant à l’évolution des situations, pour des acteurs plus ou moins attachants dont on connaît, cependant, la destinée. Le Naour sait prendre de la hauteur de vue pour faire apprécier les conséquences de décisions, les répercussions de celles-ci sur la population, sur la troupe. Il donne des détails piquants, précieux, sur la vie quotidienne comme, par exemple, Joffre qui doit payer le chauffage du bureau qu’on lui a trouvé aux Invalides. Il montre aussi, dans leur réalité, le cheminement des décisions prises, les motivations sordides des politiciens, les calculs méprisables pour arriver au pouvoir, puis pour s’y maintenir, sans se sou­cier le moins du monde du nombre de morts que vont entraîner ces impérities. Avec 1917. La paix impossible, Jean-Yves Le Naour continue d’élever un monument érudit sur ce conflit. S’il fallait choisir une série, parmi la pléthorique production sur le sujet, c’est la seule à retenir."
  • Guerres et Conflits, 17 novembre 2015 :
" tous les moments importants de l'année sont pris en compte et décrits. Ils le sont avec le style et l'angle d'analyse de l'auteur, qui trouve toujours une responsabilité du haut commandement dans toute chose négative, mais avec un indéniable brio qu'autorise une plume alerte et une très large connaissance de la période. On apprécie les nombreuses citations et références ainsi que l'utile index final. Un volume utile pour continuer une belle série."

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1916 : l'enfer, Perrin, 2014, 396 p.

1916
Quatrième de couverture :

"Après les cruelles désillusions de 1914 et les offensives répétées, aussi meurtrières que vaines, de 1915, les stratèges tirent en 1916 les leçons de la guerre des tranchées et envisagent désormais de mener le conflit en scientifiques : finies les attaques à outrance de l'infanterie, place au feu roulant de l'artillerie, aux orages d'acier qui doivent tout annihiler sur leur passage. Et pourtant, malgré les dizaines de millions de bombes lancées sur Verdun ou sur la Somme, le sacrifice des soldats français ou allemands a raison des espoirs placés dans ces batailles de matériel. Les opinions s'émeuvent, les députés ruent dans les brancards, l'Autriche-Hongrie s'épuise, la Russie se disloque, la Roumanie est écrasée, le pacifisme relève la tête et les poilus commencent à affirmer qu'ils en ont assez ! Mais comment sortir de l'abîme ? Tandis que la Grande-Bretagne est prête à se battre jusqu'au dernier Français, l'Allemagne affamée hésite entre une paix négociée et le jusqu'auboutisme de la guerre sous-marine, et les États-Unis, en embuscade, se verraient bien en faiseurs de paix sur le Vieux Continent. Avec le sens du récit qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour alterne les points de vue d'en haut et d'en bas, et nous fait pénétrer dans les coulisses de la vie politique comme dans les cuisines des états-majors. Après 1914. La grande illusion et 1915. L'enlisement, 1916. L'enfer est le troisième volume d'une série qui renouvelle l'histoire de la Grande Guerre.»

Revue de presse:
  • Solidarité militaire, février 2015 :
"Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre. Le lecteur entre ici dans les coulisses du conflit."

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  • Guerres et conflits, 18 décembre 2014 :
"  Un livre aussi intéressant et parfois urticant que les précédents, qui doit figurer dans toute bonne bibliothèque sur la Grande Guerre et que l’on complétera par d’autres lectures."
  • Pierre André d’Aguesseau, Culture chronique, 27 novembre 2014 :
"  Cette somme de Jean-Yves Le Naour devient  désormais incontournable. Elle constitue une référence grâce au sens du récit de l’historien qui parvient en embrasser tous les enjeux  et les réalités  de ce terrible conflit.  Etonnant travail de documentation et d’analyse qui parvient à passionner  le lecteur de bout en bout."
  • Lelitteraire.com, 2014 :
"  Jean Yves Le Naour possède un solide sens du récit allié à une connaissance encyclopédique des sujets qu’il aborde. Et chaque sujet est traité par le haut avec les vues des états-majors, des ministres et par le bas avec les sol­dats, ceux qui vivent et meurent sur le front. […]Cet historien expose les événements avec un indéniable talent. Ses livres réconcilient avec l’Histoire tant sa présentation est claire, dynamique et précise. Il donne, bien que ses ouvrages soient très complets, envie d’en savoir plus. Aussi, on ne peut qu’attendre avec impatience sa vision de l’année 1917."

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La Grande Guerre en archives colorisées, Géo-Histoire, 3 octobre 2013, 512 p.

1915
Quatrième de couverture :

"Pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, les éditions GEO publient un livre-événement qui rassemble pour la première fois plus de 500 photographies colorisées avec soin. La plupart ont été prises sur le front par les soldats eux-mêmes mais elles proviennent toutes des archives du Miroir. Ces clichés tissent le fil conducteur d’un récit riche d’anecdotes aussi violentes qu’insolites remarquablement racontées par l’historien Jean-Yves Le Naour. Ces images, capturées entre 1914 et 1920, donnent au lecteur une impression de proximité. Elles « permettent de saisir des instantanés de vies englouties dans une guerre où l’humain ne semble plus avoir sa place » explique l’auteur. Le texte extrêmement vivant de Jean-Yves Le Naour propose au lecteur des repères chronologiques et géographiques très précis de la Première Guerre totale et des deux premières années d’après-guerre. Cette vision panoramique permet de mieux comprendre les grandes étapes d’un conflit qui s’étend des Etats-Unis au Moyen-Orient en passant par l’Afrique."

Revue de presse:
  • Le Parisien, novembre 2013 :
"Cet imposant album plonge au coeur des tranchées. La colorisation est passée par là. Le saut dans le temps n'en est que plus saisissant."

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  • Emilie Aubry, La cité du livre, novembre 2013 :
" Un livre somptueux."
  • Jean-Pierre Pernault, journal de TF1, novembre 2013 :
"Un ouvrage absolument magnifique."
  • Michel Field, historiquement Show, novembre 2013 :
"Cest absolument remarquable. De tous les livres que j'ai vu et lu en ce moment, c'est un des plus beaux."
  • Géo, novembre 2013 :
"A l'occasion du centenaire du début de la Première Guerre mondiale, Jean-Yves Le Naour, spécialiste reconnu de ce conflit, adopte un parti pris audacieux : raconter cette tragédie (…) comme un roman-photo, grâce à des clichés d'époque colorisés. Son récit, poignant et riche en explications, donne au lecteur des repères chronologiques très précis qui permettent de mieux comprendre le déroulement des opérations, l'inquiétude des populations et surtout l'épouvantable quotidien des soldats dans les tranchées. (…) Les quelques 500 photographies qui illustrent le propos de Jean-Yves Le Naour dans ce beau livre proviennent du fond iconographique de l'hebdomadaire illustré Le Miroir. Celui-ci, édité en France entre 1912 et 1920, publia, au fil des opérations militaires, des clichés envoyés au jour le jour par les poilus, les encourageant, via des concours rétribués, à se transformer ainsi en grands reporters de guerre pour faire découvrir aux civils l'indicible horreur des combats."
  • Charles de Saint-Sauveur, Le Parisien, 20 octobre 2013 :
"Ceux qui trouvent que 14-18, dont on s'apprête à célébrer le centenaire, sonne déjà très vieux peuvent se préparer à un choc. Dans le magnifique ouvrage que publie l'historien Jean-Yves Le Naour, La Grande Guerre en archives colorisées, les 500 photos  tirées des archives du journal Le Miroir  prises sur le front, souvent par les soldats eux-mêmes, ont toutes été colorisées. Effet saisissant : sans la distance du noir et blanc, les poilus aux épaisses moustaches et aux yeux las deviennent aussitôt de proches aïeux, plongés dans un enfer qu'on touche presque du doigt."

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La Grande Guerre à travers la carte postale ancienne, HC éditions, 17 octobre 2013.

1915
Quatrième de couverture :

" Plus de 200 cartes postales anciennes, dont certaines inédites, donnent à voir la Grande Guerre, où le « moderne » côtoie encore l’archaïque. Les images sont insolites et poignantes : des chariots d’intendance ou d’infirmerie tirés par des boeufs, des messes en plein air au milieu des décombres, des chasseurs alpins sur des skis de bois. L’observation se fait en montgolfières ou à bord des avions que pilotent des pionniers de l’air, la communication via les premiers téléphones et les dragons défilent sur leurs chevaux à côté de blindés de fortune. Mais plus encore que des champs de bataille ou des ruines, c’est le quotidien des poilus qu’évoquent les cartes postales : photographies prises sur le vif et textes écrits par les soldats à leurs familles malgré la censure, elles sont un témoignage recto-verso d’une époque troublée, dont le souvenir puissant. Sous la plume érudite de Jean-Yves Le Naour, c’est un véritable reportage en noir et blanc qui se déroule au fil des pages..»

Revue de presse:
  • Jean-François Gautier, Le spectacle du Monde, 7 janvier 2014 :
" Ou comment ce qu’on veut montrer trahit quelquefois ce qu’on souhaite cacher. Auteur d’une trentaine d’ouvrages sur le premier conflit mondial, l’historien Jean-Yves Le Naour démontre ce que les cartes postales révèlent de l’esprit du temps. Entre émotion et bourrage de crâne. Saisissant."

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  • La Dépêche du Midi, 23 décembre 2013 :
" Emouvantes, drôles, tragiques, impressionnantes, avec des soldats, mais aussi des femmes au travail, des bœufs au labour ou des dirigeables dans le ciel, des instantanés de cette époque charnière."
  • Timbres magazine, décembre 2013 :
" Chacun sait que la guerre de 1914-1918 a été particulièrement prolixe en matière de cartes postales et l’on sera reconnaissant à l’auteur d’avoir choisi des cartes particulièrement intéressantes sinon peu connues pour illustrer ce qu’on pourrait qualifier de grand reportage sur la Grande Guerre."
  • Revue française de généalogie, décembre 2013 :
" Un album souvenir complet qui pourrait revendiquer le célèbre slogan de Paris-Match ‘’le poids des mots, le choc des photos’’. De la mobilisation à la victoire, il est rempli d’images de tranchées, de transports de troupes, d’avions et de zeppelins, de femmes en usine, d’infirmières, de prisonniers et de défilés. L’histoire de la Grande Guerre en 300 cartes postales, avec les commentaires du grand spécialiste reconnu, Jean-Yves Le Naour."
  • Les saisons d'Alsace, novembre 2013 :
Objet de propagande la plupart du temps, la carte postale dit néanmoins en creux ce que fut l'horreur de cette guerre. Comme l'écrit Jean-Yves Le Naour dans l'introduction de ce magnifique ouvrage qui traite tous les thèmes de l'époque, la carte postale a livré sa guerre à sa façon, modestement sans ètre dérisoire."
  • l'Orne hebdo, 12 novembre 2013 :
" Plus de 200 cartes postales anciennes, dont certaines inédites, donnent à voir la Grande Guerre, où le « moderne » côtoie encore l'archaïque. Les images sont insolites et poignantes [..] Mais plus encore que des champs de bataille ou des mines, c'est le quotidien des poilus qu'évoquent les cartes postales."
  • L'Indépendant, 10 novembre 2013 :
" Jean-Yves Le Naour donne à lire la Grande Guerre comme un vertigineux roman-photo dune époque où les photographies étaient censurées et où la carte postale jouait un rôle de premier plan"
  • Pascal Pioppi, la Marne, 2 novembre 2013 :
" 200 cartes postales, dont de nombreuses inédites, donnent du volume à la plume experte de J-Yves Le Naour, docteur en histoire et grand spécialiste de cette période. Ce livre, fort bien documenté est classé par thèmes porteurs avec son lot d'images poignantes. (…) Un véritable reportage avec un texte concis et fort juste qui donne à ce livre une allure de chef d’œuvre."

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1915 : l'enlisement, Perrin, 2013, 408 p.

1915
1915
Quatrième de couverture :

" Avec 1915, L’enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d’en haut et d’en bas, s’attachant aux rumeurs comme aux faitsbétablis, au ressenti aussi bien qu’au vécu, l’auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu’inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l’usage du gaz moutarde. La guerre est partout : à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens… Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l’entend : 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d’une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu’ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l’année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.»

Disponible en poche, collection "Tempus", Perrin, 2017, 512 p.

Revue de presse:
  • La Manche Libre, 31 mai 2014 :
" L'enlisement. Le sous-titre en dit long. Pendant la Grande Guerre, s'il est bien une période où l'on a vraiment cru que tout était perdu, c'est bien en cette année 1915. (...) Un bien sombre tour d'horizon que Jean-Yves le Naour développe magistralement dans ce second volume d'une étude consacrée à cette effroyable guerre de 1914."

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  • Politique étrangère, I, 2014 :
"Comme toujours, le propos de Jean-Yves Le Naour est fluide et synthétique. Le récit est accessible sans pour autant que les faits soient simplifiés à l'extrême"
  • Lire , mars 2014 :
"La suite d'une somme appelée à devenir une référence."
  • Var Matin, 23 janvier 2014 :
"Une histoire saisissante."
  • Pierre Compagnon, La Croix du nord, 29 novembre 2013 :
"Servi par un remarquable esprit de synthèse, Jean-Yves Le Naour décrit tous les aspects d'un temps indissociable de la guerre : la vie aux armées et à l'arrière, le jeu politique, les luttes de faction entre militaires, la mutation industrielle, la guerre à l'Est et en Orient... Dans cette vaste fresque, l'auteur pointe particulièrement la médiocrité de généraux - .loffre le tout premier - qui ne comprennent pas que le courage ne vaut rien face à la mitraille. Le malheur est que les militaires imposent leurs vues criminelles à une classe politique atone de laquelle se sont retranchés les plus lucides comme Clémenceau. Quant à l'Union Sacrée, Jean-Yves Le Naour la décrit davantage comme un pis-aller que comme un choix mûrement accompli et ardemment désiré. Couvrant tous les aspects du conflit, 7975, Henlisement eclaire de façon convaincante une année triste et méconnue."
  • Guerres et histoire, décembre 2013 :
"L'auteur connaît son histoire et sait tenir sa plume."
  • La Gazette de la Côte dOr, 28 novembre 2013 :
"Une mine de renseignements."
  • L'Alsace, 28 novembre 2013 :
"Jean-Yves Le Naour peint avec force cette année noire."
  • Marcel Quiger, Le Télégramme de Brest, 3 novembre 2013 :
" Après son brillant « 1914 », publié l'an dernier, le prolifique historien Jean-Yves Le Naour poursuit dans la même veine sa magistrale histoire de la Première Guerre mondiale, année après année. Servi par une écriture fluide, claire et pédagogique, le récit explore sous divers angles, les multiples facettes de ce terrible conflit. Stratégies des politiques, décisions des stratèges militaires, quotidien des soldats, vie à l'arrière du front... En prime, Jean-Yves Le Naour dévoile les archives des RG qui n'avaient pas encore été exploitées. Elles révèlent l'intensité des débats et des désaccords entre les politiques et les militaires et notamment envers Joffre, rudement mis en cause par les parlementaires. Un récit passionnant de bout en bout, dans lequel il faut se plonger à l'heure où le centenaire du début de la Première Guerre mondiale va faire couler un flot d'encre. Jean-Yves Le Naour sera l'un des auteurs phare de ces commémorations avec, en prime, des scénarios de bandes dessinées."
  • La Gazette de Picardie, 18 octobre 2013 :
" Dans une ébullition permanente, les parlementaires tentent de reprendre le pouvoir sur le Grand Quartier Général, sans la moindre confiance pour Joffre qui s'enferme dans une tour d'ivoire pour ne pas subir les critiques, et face à un gouvernement qui n'ose le défier. "

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1914 : la grande illusion, Perrin, 2012, 404 p.

1914
1914
Quatrième de couverture :

" A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur : les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l’armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l’invasion, etc.… Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l’attentat de Sarajevo, l’assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l’historiographie : l’hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d’éviter sa destruction dans des combats ; l’incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s’en remettent à l’irrationnel pour se rassurer ! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là !). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve : les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. »

Disponible en poche, collection "Tempus", Perrin, 2016, 480 p.

Revue de presse:
  • Robert Levasseur, Culture normande, avril 2014 :
" Ce n'est certes pas le premier ouvrage qui traite des prémisses de la Première Guerre mondiale et des semaines dramatiques de l'année 1914, mais Jean-Yves Le Naour a l'immense talent d'être clair dans l'imbroglio diplomatique et synthétique dans l'exposé des différentes stratégies militaires. (...) Pour moi, c'est un ouvrage de référence."

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  • Gabriel Giacomotto, InterCDI, mars-avril 2013 :
"L'ouvrage repose sur son analyse détaillée et fine du conflit qui permet d'en comprendre les causes profondes car l'auteur aborde tous les aspects du conflit : politique, diplomatique, militaire mais aussi culturel et psychologique (la peur étant une des raisons essentielles invoquées par l'historien). Cet essai se lit comme un roman grâce à son style très vivant (des anecdotes concrètes parsèment l'ouvrage) et est de ce fait accessible à tous."
  • Les chemins de la mémoire, mars 2013 :
" Comment les peuples français et allemands ont-ils pu basculer si brusquement dans la guerre totale dont ils ne pouvaient appréhender la puissance dévastatrice ? C'est à cette question que tente de répondre l'ouvrage de Jean-Yves Le Naour."
  • Marc Riglet, Lire, février 2013 :
"Jean-Yves Le Naour connaît « sa » Premiere Guerre mondiale comme personne La quasi-totalité d'une oeuvre faite de plus de vingt ouvrages lui est consacrée.S'y déploient toutes les approches du sujet insolite - le soldat inconnu, les cartes postales des poilus - qui intrigue au dictionnaire et a La Premiere Guerre mondiale pour les nuls, qui synthétisent. Qu'attend on alors de ce nouveau 1914 qui,nous annonce-t-on discrètement, ouvre sur la promesse de quatre volumes futurs couvrant l'ensemble du conflit et qui devraient être fin prets pour la commémoration du centenaire ? Nous attendons, sans doute, qu'il mette au clair les causes de la déflagration, qu'il restitue avec sensibilité I'humeur du temps qu'il expose, enfin, avec precision, le choc des premiers mois de guerre et l'horreur de la terrifiante boucherie qu'ils inaugurent. Disons-le sans détour ces attentes sont magistralement comblées. [...] Nous sommes impatients de lire 1915 !"
  • François Busnel, La grande librairie, 13 décembre 2012 :
"Voici un livre qui va vous ravir et qui se lit comme un roman."
  • L'Alsace.fr, 3 décembre 2012 :
"Voici un livre qui fait peur ! Jean-Yves Le Naour raconte comment les acteurs de la guerre de 1914 ont quasiment été surpris par l’éclatement du conflit. Aveuglement, calculs ratés, égoïsmes nationaux se sont ligués pour aboutir au cataclysme. Cette analyse prouve à quel point les erreurs politiques peuvent se payer très cher. Cent ans après ce conflit, ce livre permet de mieux comprendre comment l’Europe a perdu sans sen rendre compte sa puissance mondiale."
  • Hervé Chabaud, http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.presse.fr/, 2 décembre 2012 :
"Le Naour détaille les épisodes qui après l’euphorie plongent la France dans le doute puis la peur avant que la bataille de la Marne mette un terme tout provisoire au danger de l’invasion fatale. Passionnant à lire."
  • Frédéric Le Moal, www.Lelittéraire.com, 29 novembre 2012 :
"[...] Il est bien écrit, dans un style alerte, non sans un certain humour. Les portraits psychologiques des différents acteurs sont peints avec finesse. Les informations sont nombreuses, et cherchent à étudier tous les aspects du problème. Ainsi passe t-on des évènements purement diplomatiques aux questions sociales et culturelles, ce qui permet de saisir la complexité de l'époque et des sociétés."
  • Affiches de Normandie, 16 novembre 2012 :
"Jean-Yves Le Naour, remarquable chercheur, a consacré à ce traumatisme des ouvrages majeurs. Il y revient dans 1914. La grande illusion, synthèse où se mêlent les approches diplomatiques, militaires, sociales et culturelles. Elle a pour ambition de visiter les territoires qu'on croyait solidement balisés, et le fait au prix d'une immersion dans ce qui est vécu au jour le jour. La rumeur, d'abord. On dit que les plaques de publicité Maggi et bouillon Kub servent d'indicateurs allemandes, que les Russes ont débarqué au Havre que des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés et que les soldats prussiens coupent les mains des enfants. L'invasion assurée, c'est l'affolement. Le gouvernement qui part pour Bordeaux a bien failli décréter Paris «ville libre». Dans la nuit du 1er août, les ministres affolés s'en remettent à une voyante célèbre, M Fraya, pour se rassurer. Chemin faisant, on est convié a réviser ce qu'on sait de l'attentat de Sarajevo, de l'assassinat de Jaurès ou de la bataille de la Marne Pourquoi Joffre, qui savait le détail du plan d'invasion, a-t-il laissé les Allemands passés par la Belgique ? Qu'en est-il de la fameuse «union sacrée» ? Que sait-on, à l'arrière, d'une guerre qu'on croît courte ? Entre août et septembre, trois cent mille Français sont morts. Presque autant d'Allemands. Du jamais vu. Ce qui n'empêchera pas le général Cherfils, expert en bourrage de crâne, de déclarer à L'Écho de Paris, à la mi-novembre, que «la situation de nos armées reste magnifiquement inchangée». Et l'on s'en va bâtir, d'un côté comme de l'autre, des projets merveilleux. Un essai étonnant, très informé, implacable."
  • Familles Chrétiennes, 24-30 novembre 2012 :
"L'ouvrage est palpitant et on ne décroche pas des morceaux de bravoure que sont la crise diplomatique de juillet 1914 et la bataille de la Marne."

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Les poilus, Garnier-flammarion, ils ont fait la France, 2012.

Les poilus
Quatrième de couverture :

"Les poilus ? C’est le nom modeste donné aux héros anonymes qui, de 1914 à 1918, dans les tranchées, ont résisté aux assauts allemands. Ils ont été écrasés sous des milliers d’obus, étouffés, la bouche pleine de terre, gazés. Mais, couverts de boue et de sang, ils ont, au coup de sifflet de leurs officiers, escaladé les parapets des tranchées et, offrant leurs corps aux mitrailleuses, ils ont contreattaqué les offensives ennemies. Les Allemands n’ont pu briser ce front, qui a tenu quatre ans, de la Marne à la mer du Nord. Les poilus ont donc sauvé la France du désastre. Mais un million trois cent cinquante mille d’entre eux sont morts dans cet affrontement. À ces pertes considérables, il faut ajouter plus de deux millions et demi de blessés, dont des dizaines de milliers d’amputés, de « gueules cassées », de gazés. Les poilus ? Ce sont ces indomptables, et ces morts, ces disparus, ces corps meurtris, défigurés. Et ce sont ces familles orphelines, le souvenir et la souffrance au coeur. La France victorieuse de 1918 porte ainsi, au flanc, une plaie béante. Chaque commune a dressé s ur une place ou dans le cimetière un monument aux morts, aux poilus. Il représente l’un d’eux, qui, baïonnette au canon, appelle ses camarades à le suivre. Le « souvenir français » – une association s’est donné ce nom – n’oublie pas ceux qui sont « morts pour la France »."

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Désunion nationale : la légende noire des soldats du Midi, Vendémiaire, 2011, 192 p.

Désunion
Quatrième de couverture :

Le 21 août 1914, près de Nancy, le XXe corps, un bataillon lorrain, et le XVe, composé en majorité de soldats marseillais, se voient confrontés à un terrible tir de barrage de l'artillerie allemande. En quelques heures, les troupes engagées sont décimées : dans certaines compagnies, on compte 80 % de pertes. C'est la retraite, catastrophique, et la fin du plan de campagne de Joffre : les Allemands déferlent par les plaines du nord et la Picardie. Dans ces premières semaines de guerre où tout se joue, l'État-major et le gouvernement cherchent des boucs émissaires. Ce seront les soldats du Midi. En pleine Union sacrée, l'antagonisme resurgit, viscéral, entre la France du nord et celle du Sud, nourri de préjugés racistes issus du XIXe siècle et diffusés jusque dans la littérature populaire comme en témoigne la figure de Tartarin de Tarascon. L'affaire du XVe corps empoisonnera les esprits pendant toute la durée du conflit, provoquant à Paris interpellations à la Chambre, démissions et règlements de comptes politiques, et dans les tranchées humiliations, persécutions, voire exécutions arbitraires contre des combattants accusés d'être, par nature, de mauvais patriotes.

Disponible en poche, collection "Echo", vendémiaire, 2013, 192 p.

Revue de presse:
  • André Bach, Revue historique des armées, août 2012 :
"En bref, bon livre de vulgarisation, bien écrit, facile à lire, à recommander à ceux qui, sans être des spécialistes veulent en savoir plus sur cette Grande Guerre dont on va bientôt commémorer le centenaire."
"Un ouvrage à lire d’autant qu’il se concentre sur un évènement qui peut paraître infime au regard de l’ensemble de la guerre mais qui témoigne des réalités sociales et culturelles du début du XXème siècle."
  • Daniel Bermond, Revue des deux mondes, avril 2011 :
"Mais c'est en amont qu'il faut revenir pour comprendre la force d'un préjugé dans l'imaginaire national, singulièrement celle d'un Midi fictif, inventé, où se mélangeraient dans un salmigondis détonnant le soleil, la paresse, la galéjade, la truculence, le socialisme, l'arrivisme, mais aussi, en surplomb, des effluves d'antisémitisme et de xénophobie. Par un jeu de miroirs déformants, Jean-Yves Le Naour nous révèle, à travers ce prurit antiméndional en temps de guerre, un Midi tel que les Français d'alors le redoutaient parce qu'il ne leur ressemblait pas."

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Les soldats de la honte, Perrin, 2011, 276 p. Grand-Prix du livre d'histoire Ouest-France-Société Générale 2011 et prix de l'Académie de Médecine Jean-Charles Sournia 2011.

Les soldats de la honte
Les soldats de la honte
Quatrième de couverture :

Placés dans des conditions effroyables, confrontés au spectacle quotidien de la mort, bien des poilus ne se sont jamais remis de ce baptême de l'épouvante. Certains sont restés hagards à vie, hurlant, criant sans raison apparente; d'autres sourds, pliés en deux, incapables de se relever. En Angleterre, on appelle ce syndrome: le shell shock. Ces blessés-là furent si nombreux qu'on estime pour la seule France leur chiffre au minimum à 100 000. D'abord on ne sut pas quoi en faire. Puis les médecins se sont penchés sur leurs cas, convaincus qu'ils mentaient. Pour le vérifier, l'un d'eux imagine de les soigner à l'électricité , un choc pour un autre choc... On baptise cette technique le « torpillage » ! Baptiste Deschamps qui ne se sent pas fou refuse ce soin qui est abominable de surcroît et fait horriblement souffrir ! Un député vient à son secours et déclenche une bataille médiatique d'une ampleur immense qui rappelle un temps celle de l'affaire Dreyfus. Le poilu gagnera son procès mais la médecine têtue et ignorante poursuit ses expériences avec le soutien du gouvernement! Et d'ailleurs qui écouterait les divagations d'un certain Freud, cet autrichien pour qui la guerre explique seule ces névroses nouvelles ? Car, pour les aliénistes, nul doute que la folie est bien dans le camp des Allemands! Cette histoire, on va la revivre des années plus tard, nous explique Jean-Yves Le Naour, lors de la guerre du Vietnam dont le film Bird a popularisé le drame des G I plongés dans une guerre qui les prit tout entiers, corps et âmes...

Disponible en poche, collection "Tempus", Perrin, 2013.

Revue de presse:
  • Max Gallo, "Esprit public", France culture, 7 avril 2013 :
"Un livre émouvant et bouleversant".
"Jean-Yves Le Naour évoque l'histoire tragique de ces soldats oubliés de la Grande Guerre". "De cette page complètement oubliée de la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour tire un superbe réquisitoire contre le caporalisme médical et les Monsieur Purgon qui ont du galon."

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  • Marina Carrère d'Encausse et Benoît Thévenet, Magazine de la Santé, France 5, 11 mars 2011 :
"Un livre passionnant."
  • Les chemins de la mémoire, avril 2011 :
"Jean-Yves Le Naour évoque l'histoire tragique de ces soldats oubliés de la Grande Guerre".
  • La revue du praticien, 15-25 mars 2011 :
"Sous le titre 'Les soldats de la honte', c'est un passionnant ouvrage que l'historien Jean-Yves Le Naour consacre aux pathologies psychiques causées par la guerre de 14-18."
  • Pierre Aubé, Les affiches de Normandie, 16 mars 2011 :
"Dans un ouvrage très remarquable, Les soldats de la honte, Jean-Yves Le naour, excellent spécialiste du premier conflit mondial, a déterré ce qui est beaucoup plus qu'un détail. De ces névroses, bien d'autres combattants seront les victimes, lors de la guerre du Vietnam et ailleurs. Ce terrible livre, qui rapporte cette brutalité sans pathos, a le mérite - si l'on ose dire - d'être d'actualité."
"Les soldats de la honte». Tel est le titre d’un récent ouvrage[1] de l’historien Jean-Yves le Naour ; un ouvrage à mettre entre toutes les mains, à commencer par celles qui – fébriles ou non – exerceront, demain, médecine et chirurgie. C’est aussi un ouvrage précieux en ce qu’il nous rapporte jusqu’où a pu aller une médecine confrontée à la somme des pathologies psychiques causées par l’immense boucherie humaine de 1914-1918. L’affaire est ici traitée en neuf chapitres et 248 pages suivies de riches références bibliographiques."

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Fusillés : enquête sur les crimes de la justice militaire, Larousse, 2010, 332 p

Fusilles
Quatrième de couverture :

Là-bas, aux abords de Souain, en mars par un froid matin, ils ont assassiné mon papa... écrit la petite Jeannette, dont le père, le caporal Maupas, est fusillé le 17 mars 1915. Fusillé aussi, François-Marie Laurent, pour ne connaître que le breton et n'avoir pas compris les ordres qu'on lui donnait en français. Fusillé, Jean Jaeglé, pour avoir porté presque le même nom qu'un espion allemand. Fusillés, les soldats de Verdun accusés par un médecin trop zélé de mutilations volontaires... De 1914 à 1918, plus de 2 300 soldats français ont été condamnés à mort, et 600 environ effectivement exécutés. Le plus souvent, dans un seul but : galvaniser l'énergie des troupes. Dans la plupart des cas, l'effet produit fut exactement inverse, l'écoeurement et l'indignation de leurs camarades éclatant au grand jour devant des condamnations aussi arbitraires. Alertées, informées et encouragées par les récits de ces compagnons d'infortune, parfois bien postérieurs aux faits, les familles ont cherché, dans l'entre-deux-guerres, malgré la honte qu'elles ressentaient et les pesanteurs administratives, à réhabiliter ces hommes morts pour rien. A travers archives et témoignages, cet ouvrage poignant de Jean-Yves Le Naour, historien reconnu de la Première Guerre mondiale, est un monument à la mémoire de cinquante victimes d'une machine militaire devenue inhumaine.

Revue de presse:
  • L'Humanité, 22-23 mai 2010 :
"II ne s'agit pas ici des mutins de 1917, mais d'autant de tragédies qui témoignent de la barbarie d'un commandement usant de la terreur comme moyen ultime de la cohésion des pauvres poilus, confrontés à l'horreur de la guerre de tranchées, et souvent à la stupidité criminelle d'offensives montées en dépit du bon sens. Les solides travaux de Nicolas Offenstadt et du général Bach ont ouvert le dossier des répressions. Le propos de Jean-Yves Le Naour, ici, est différent II nous fait partager le destin de cinquante victimes emblématiques, du Breton ne comprenant pas les ordres donnés en français aux accusés de mutilations volontaires, d'abandons de poste et autres manquements et rappelle le combat obstiné qui s'ensuivit, pour obtenir la réhabilitation d'un époux ou d'un père."

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"Le Naour adopte une démarche relativement inédite, car il s'appuie beaucoup sur la consultation du Journal Officiel et cite une partie de l'activité parlementaire à ce sujet y compris durant la guerre" "
"Malgré un ton assez offensif, dès l’introduction l’intention de l’auteur est claire : il ne s’agit pas d’attaquer l’armée, mais de revenir sur des cas d’injustice avérée dont ont été victimes entre 1914 et 1918 des Poilus qui, d’ailleurs, ont depuis été officiellement réhabilités."
  • Nicolas Bernard, Histobiblio, mars 2010, [En ligne]. Disponible sur Histobiblio :
"L’ouvrage de Jean-Yves Le Naour, adoptant comme toujours une narration dynamique, ne se revendique pas comme une machine de guerre lancée contre l’armée, même s’il ne parvient pas toujours à dissimuler son propre dégoût devant de tels scandales – et on le comprend pleinement. Au contraire, il s’inscrit dans une problématique plus large, celle de l’intégration de l’ensemble des soldats fusillés dans notre mémoire nationale, dans la mesure où notre vision du Poilu est progressivement passée du statut de héros tenace à celui de victime torturée."
  • Dominique Souchier, C'est arrivé demain, Europe 1, 21 février 2010 :
"Un livre qui dit que ce qui est fait pour l'exemple peut avoir l'effet complètement inverse."

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Dictionnaire de la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour (dir.), Larousse, A présent, octobre 2008, 510 p.

Dictionnaire de la Grande Guerre
Dictionnaire de la Grande Guerre
Quatrième de couverture :

Avec la mort du dernier Poilu, c’est une page de la mémoire du premier conflit mondial qui se tourne, l’année même où l’on commémore le 90° anniversaire de l’armistice. Jamais la Grande Guerre, n’aura connu un tel regain d’intérêt. Mais de quoi se souvient-on ? Et pourquoi se souvient-on ? Ce dictionnaire en dessine un portrait sensible, grâce à de nombreux textes consacrés au quotidien : les bruits et les odeurs de la guerre, les poupées Nénette et Rintintin ou bien encore les séances de spiritisme côtoient les récits des batailles de Verdun ou de la Somme, les biographies de figures célèbres, Clemenceau, Wilson ou Lloyd Gorge. Dirigée par Jean-Yves Le Naour, spécialiste de la Grande Guerre, auteur de nombreux articles et ouvrages sur cette période (le Soldat inconnu vivant, Misère et tourments de la chair durant la Grande Guerre, etc…), une quinzaine d’historiens a ainsi dressé, en 250 notices, un panorama complet et original de la Grande Guerre. Ouvrage tout public.

Réédition, "Hors collection Histoire", Larousse, 2014.

Revue de presse :
"Au fil des 250 notices, les utilisateurs du dictionnaire ont rendez-vous avec une histoire « incarnée » de la Grande Guerre. Merci aux auteurs de nous rappeler qu’au-delà des chiffres de la production aéronautique, des manœuvres des armées sur le champ de bataille, des débats sur les soldats fusillés de 1917 ou des polémiques sur le consentement, la Grande Guerre a été aussi une affaire humaine."

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  • Généalogie magazine, décembre 2008 :
"Auteur prolifique avec six ouvrages consacrés à ce sujet en cette rentrée, Jean-Yves Le Naour publie le remarqué Dictionnaire de la Grande Guerre. Après une belle introduction, à la dialectique très moderne, la partie "dico" propose une relecture de la Première Guerre mondiale au travers de quelques 800 noms ou mots liés aussi bien à l'histoire événementielle, au monde politique ou à la stratégie militaire qu'au quotidien des poilus et des civils. En soit, une référence."
  • Dernières nouvelles d'Alsace, 18 novembre 2008 :
"Jean-Yves Le Naour y pilote une quinzaine d'historiens pour 250 notices, dont quelques-unes inattendues - la superstition dans les tranchées ou encore le Goncourt, comme prisme passionnant."
"Alors que nous nous acheminons vers le premier centenaire de commémoration de la Première Guerre Mondiale, il n’est pas inutile de bénéficier d’une œuvre à la fois synthétique et exhaustive pour essayer de mieux comprendre la nature et la portée des divers questionnements qu’implique ce funeste événement. En ce sens, la publication par Larousse du très pédagogique Dictionnaire de la Grande Guerre dirigé par l’un des plus notoires spécialistes de la période, Jean-Yves Le Naour, pourrait combler bien des attentes du grand public."
  • Jean-Maurice de Montrémy, Livres-Hebdo, 24 octobre 2008 :
"Jean-Yves Le Naour, l'un des historiens les plus actifs de la période, est directeur du dictionnaire de la Grande Guerre. Celui-ci réunit des spécialistes de tous bords, notamment des représentants des deux écoles françaises : celle de l'Historial de Péronne dirigée par Stéphane Audoin-Rouzeau et Annette Becker, où se retrouvent les tenants de l'approche culturelle, et celle du CRID 14-18 (collectif international de recherche et de débat sur la guerre de 14-18), implantée sur le net, présidée par Frédéric Rousseau, où se trouvent les tenants d'une histoire sociale."

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La Première Guerre mondiale pour les nuls, First, septembre 2008, 323 p.

La Première Guerre mondiale pour les nuls
Quatrième de couverture :

Un ticket pour l'enfer de 14-18

Fermez les yeux et humez l'air suffocant du front, lourd d'acier, de poussière et de gaz. Écoutez le tonnerre des obus qui retournent la terre du no man's land et le choc sonore des gros percutants. Regardez les poilus aux visages tendus et graves, tandis que l'officier s'apprête à donner l'assaut. Cet enfer-là, 8 millions de soldats français l'ont vécu il n'y a pas cent ans. Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer l'incroyable endurance des combattants ? Et surtout, comment une guerre que l'on croyait la «der des der» a creusé un long sillon de douleur en faisant le lit de futurs conflits ? Ce livre retrace les quatre années qui ont bouleversé le monde et qui ont semblé durer un siècle pour ceux qui les ont vécues. Ouvrage tout public.

Disponible en version augmentée et illustrée, First, novembre 2013.
La première guerre mondiale pour les Nuls poche, 2016, 320 p.
Le petit livre de la Grande Guerre, J'ai Lu (J'ai Lu documents), 2014.
Version petit format chez First : La Grande Guerre (Le petit livre de...),2008, 156 p.

Revue de presse :
  • La Dépêche du Midi, 23 déczmbre 2013 :
" Une présentation très pédagogique et forcément très documentée puisque pilotée par un des meilleurs spécialistes de la période. Facile à lire et donc à mettre entre toutes les mains."
  • Le Parisien, 11 novembre 2013 :
"Indispensable."
  • La Tribune, 29 octobre 2008 :
"Le moyen le plus efficace pour comprendre le XXe siècle."
  • Historia, octobre 2008 :
" Sans passion. De "l'été meurtrier" aux "lendemains qui déchantent" Jean-Yves Le Naour, un spécialiste de cette période reste fidèle à l'esprit qui a fait le succès des Nuls. D'une plume alerte, il brosse un tableau aussi savant qu'enlevé de ces années. On suit les poilus dans la boue des tranchées, les "vieilles ganaches" dans leur état-major, les femmes dans les usines, et l'on quitte la Somme pour découvrir les autres fronts plus méconnus : les Balkans, l'Orient, la Russie, l'Afrique...Des idées fausses sont pointées du doigt : non, ce n'est pas le souvenir de l'Alsace-Lorraine qui entraîne la guerre, et les soldats ne sont pas partis la fleur au fusil... Au total, un bon livre que l'on peut dévorer d'une traite."

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Nostradamus s'en va-t-en guerre : 1914-1918, Hachette littératures, octobre 2008, 188 p.

Nostradamus s'en va-t-en guerre
Quatrième de couverture :

Imagine-t-on qu’à la veille de fuir la capitale, le 2 septembre 1914, le gouvernement français convoque Mme Fraya, une voyante mondaine, pour lui demander si l’ennemi s’emparera de Paris ? Sait-on que le président Raymond Poincaré a reçu cette même Mme Fraya à l’Élysée en 1917 pour lui poser des questions sur la fin de la guerre ? Ou encore qu’il a reçu une jeune bergère vendéenne qui, se croyant une nouvelle Jeanne d’Arc, prétendait avoir reçu de Dieu la mission de bouter l’ennemi hors de France ? De 1914 à 1918, une flambée de prophétisme et de voyance saisit en effet les Français qui tentent de se rassurer comme ils peuvent en déchiffrant les quatrains de Nostradamus et les lignes de la main, en interrogeant les esprits, les boules de cristal ou le marc de café, tandis que les poilus, dans les tranchées, communient dans des rituels magiques censés les protéger de la mort. En ces temps d'angoisse, les contemporains s'en remettent tout simplement à l'occulte pour mieux supporter le présent et espérer enfin en l'avenir. Jean-Yves Le Naour rend compte ici d’une culture populaire, longtemps ignorée par les historiens, et offre une nouvelle approche pour la compréhension du premier conflit mondial.

Revue de presse:
  • Eric Vial, Historia, février 2009 :
"Au delà des anecdotes, ce festival de crédulité est une solide contribution à l'histoire des mentalités. il renvoie aux angoisses face au conflit, à la mort, au deuil et contribue à une autre histoire de la Grande Guerre."

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"Ce rôle de stabilisation sociale du surnaturel est ainsi finement analysé par M. Le Naour, dont l’ouvrage devrait ouvrir la voie à une étude plus poussée des mécanismes culturels et psychologiques d’une période donnée, y compris même les plus délirants. Une chose est sûre, et pas besoin d’être voyant pour s’en apercevoir : les médiums ont encore de beaux jours devant eux !"
  • Dominique Kalifa, Libération, 3 novembre 2008 :
"Une mention particulière pour le Nostradamus s'en va-t-en guerre de Jean-Yves Le Naour qui revisite avec pertinence la flambée d'irrationnel engendrée par la guerre, avec son lot de voyantes, de prophètes et de mages."
  • Marianne Payot, L'Express, 10 novembre 2008 :
"A 2 heures du matin, au tout début de septembre 1914, alors que l'armée française peine à retarder la progression des forces allemandes et que Senlis et Creil sont en flammes, un drôle de personnage se présente au ministère de la Guerre: Mme Fraya, l'une des voyantes les plus célèbres de Paris, a été convoquée par Alexandre Millerand, le tout nouveau ministre. Auprès de lui, Albert Sarraut, Théophile Delcassé, Aristide Briand... Venue rassurer cet aréopage de ministres athées, francs-maçons ou encore anticléricaux, la chiromancienne l'affirme sans détours (elle a fait un rêve la nuit précédente): "Non, les Allemands n'entreront pas dans Paris... Leur victoire va tomber à l'eau." C'est par cette scène hallucinante que débute l'étude sur le paranormal durant la Première Guerre mondiale de l'historien Jean-Yves Le Naour Mme Fraya (1871-1953), de son vrai nom Valentine Dencausse, n'en était pas à sa première prédiction. Remarquée par Pierre Loti en 1902, cette Landaise compte déjà dans sa clientèle le Tout-Paris artistique et politique (Colette, Proust, Anatole France, Louis Barthou, Maurice Barrès...). Une réputation que sa visite "discrète" rue Saint-Dominique ne fera qu'accroître. A l'automne 1917, la voilà auprès du président de la République, Raymond Poincaré, certifiant la chute prochaine de l'Allemagne. Mme Fraya sévira encore longtemps, prédisant qu'"il n'y aura pas de guerre pour 1939. [...] Sa seule excuse, explique malicieusement Le Naour, c'est qu'elle n'est pas la seule à s'être fourvoyée. Mais le plus passionnant, c'est de voir comment, face à la peur, à l'angoisse et à la mort, même les esprits les plus forts recourent à l'irrationnel." Une attitude que Poincaré résumait ainsi : "J'irais recevoir le diable à l'Elysée s'il pouvait m'aider à gagner la guerre."

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Cartes postales de poilus, Georges Klochendler / Jean-Yves Le Naour, First, septembre 2008, 143 p.

Cartes postales de poilus
Quatrième de couverture :

La Grande Guerre racontée par les mots simples et déchirants des soldats. Durant la Première Guerre mondiale, des centaines de millions de cartes postales ont été envoyées. Elles nous révèlent mieux que tout autre document comment l'engagement, le combat, la séparation et l'attente furent vécus par les soldats français et leurs familles. De cette sombre période de l'histoire collective, ce sont les petites histoires individuelles et criantes d'humanité qui vous sont dévoilées ici. Chacune d'entre elles nous rappelle l'enjeu psychologique de ces événements. Leurs textes authentiques et sensibles vous plongent dans le quotidien des hommes qui s'engagèrent pour la France au péril et pour beaucoup au sacrifice de leur vie.

Revue de presse:
  • Le Nouvel Observateur, 3 décembre 2008 :
"La correspondance manuscrite des cartes postales est peu considérée, l'idée de la lire est suspecte", nous dit Georges Klodendler dans sa préface. Et Jean-Yves Le Naour, dans son introduction, nous montre que "ces documents aujourd'hui oubliés dans leurs albums poussiéreux ne sont banals que pour ceux qui ne savent pas voir". C'est qu'en effet, le message des cartes postales des poilus de 14-18 est bouleversant, révélant souvent "le chemin déjà parcouru vers une mort probable, cruelle, et l'espoir d'y échapper".[...]Systématiquement montrés ensemble, le recto et le verso de ces cartes nous racontent sur un ton intimiste, parfois léger, souvent poignant, le quotidien de ces soldats du feu, et leurs relations avec les civils restés à l'arrière. Ces témoignages permettent de revivre une période sombre de la Grande Histoire, illustrée par les petites histoires individuelles: un document inoubliable."

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"Il y a là quelque chose de bouleversant, dans cette intimité dévoilée sans voyeurisme, dans cette reproduction de petits mots où chacun s’efforce de rassurer l’autre, de lui rappeler qu’il occupe ses pensées, bref de maintenir intact, autant que faire se peut, le lien entre le front et le foyer. En d’autres termes, ces cartes postales nous emmènent loin, bien au-delà des polémiques universitaires et des mémoires pro domo, bien au-delà de tout, à dire vrai. Il n’est pas possible d’en dire davantage sur ce livre, d’un puissant intérêt historique, d’une grande force émotionnelle."
  • Emmanuèle Peyret, Libération, novembre 2008 :
"Le calvaire des hommes dans les tranchées, la boucherie que fut Verdun, l’incurie des généraux, parfois les mutineries, souvent des petites histoires de cette étrange vie quotidienne : de la boue et du froid, de la canicule et des «marmites» qui leur tombent dessus. Et surtout ces poilus qui écrivent à leur femme, leurs enfants, leur mère, leurs amis, la détresse, la peur, les manœuvres (censurées), le rata, les poux, les copains, morts ou vivants. Sans inquiéter trop les proches. Et aussi, l’amour, l’espoir de revenir vivant ou entier.Voilà ce que montre le dernier opus de l’infatigable chasseur de cartes postales Georges Klochendler [...]. Fruit de dix ans d’enquête, avec Jean- Yves Le Naour, Cartes postales de poilus montre [...] le temps qui passe, la guerre interminable, «le pire des métiers», la mort, la pression sur les enfants aussi, avec cette pédagogie de guerre qui a laissé des traces sur les générations à venir. Comme chacune de ces cartes laisse la trace d’une histoire unique."

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Le soldat inconnu : la guerre, la mort, la mémoire, Gallimard, Découvertes (n°531), septembre 2008, 112 p.

Le soldat inconnu
Quatrième de couverture :

1,4 million de morts dont 350 000 disparus, pulvérisés sur les champs de bataille, 300 000 corps sans identité, jetés à la hâte dans des fosses communes ou sommairement inhumés par leurs camarades d'infortune. Contemplant la vanité d'une victoire arrachée par le sacrifice de tant de ses enfants, la France en deuil est incapable de tourner la page, écrasée par l 'ampleur du massacre et par le poids du souvenir. En novembre 1920, un poilu, exhumé du champ de bataille, est choisi pour rendre hommage aux morts et perpétuer leur souvenir. Étonnant symbole d'une nation victorieuse que ce soldat inconnu, cadavre anonyme allongé sour un Arc de triomphe transformé en tombeau. Un symbole qui, durant un demi-siècle, suscite la polémique : est-il un héros ou une victime? un exemple ou un martyr? Les nationalistes se réclament du lui tout autant que les communistes ; les collaborateurs de Vichy lui rendent hommage et les résistants l'enrôlent dans l'armée des ombres.

Revue de presse:
  • Bulletin des lettres, novembre 2008 :
"L'étude de M. Le Naour comporte de nombreuses illustrations, centrées sur les thèmes du souvenir, du deuil et de la mort. [...] Un texte rigoureux les accompagne et les explicite avec précision."

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  • Inter-CDI, novembre 2008 :
"Finalement, un compromis est trouvé : l'inhumation du soldat inconnu aura bien lieu à l'Arc de Triomphe, mais sera associée à la célébration du cinquantenaire de la République et au transfert du coeur de Gambetta au Panthéon. Cet ouvrage développe cet épisode mal connu, toutes les étapes, dont celle du 10 novembre 1920, où un jeune caporal choisit parmi huit cercueils celui qui deviendra le soldat inconnu, symbole d'unité et source de légitimité mais qui va cristalliser les tensions politiques et sociales entre gauche et droite."
  • Jean Huchet, Ouest France, 20 novembre 2008 :
"Bien illustré, ce petit livre nous dit tout sur ce projet, novateur à l'époque, d'honorer les morts pour la France, en particulier les 700 000 disparus, par l'inhumation solennelle de l'un d'entre-eux."
  • Thierry Jacolet, La Liberté, 24 octobre 2008 :
"A l’âge démocratique, on honore le sacrifice collectif des sans-grade, des poilus, des paysans et ouvriers morts pour la patrie. Mais surtout pas les chefs qui commandent à l’arrière. La société ne voit comme héros que ceux qui sont tombés pour que le pays vive."
  • Le courrier indépendant, 23 octobre 2008 :
"A travers le soldat inconnu, c'est toute notre histoire contemporaine qui est racontée là. A l'approche du 11 novembre, ce document est une oeuvre monumentale richement documentée qui devrait avoir sa place dans toutes les écoles notamment. Ne serait-ce que pour comprendre et se souvenir."
" Sans aller jusqu’à ces outrances, il est évident que la philosophie qui sous-tend l’inhumation du soldat inconnu est d’inspiration barrésienne, c’est-à-dire qu’elle puise à la source d’un nationalisme biologique qui relie les vivants aux morts dans une chaîne de générations solidaires, les morts guidant les vivants et continuant de vivre et de parler en eux par l’inconscience du sang. Mais le soldat inconnu n’est pas que cela : à la fois corps national et corps privé que peuvent pleurer toutes les familles des disparus, il réconcilie tous les Français dans le deuil et le culte funéraire, une expérience générale qui n’a rien de politique."

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L'affaire Malvy : Le Dreyfus de la Grande Guerre, Hachette Littératures, Essais, 8 novembre 2007, 377 p. Prix Henri Hertz 2008 décerné par la Chancellerie des Universités de Paris.

l'affaire Malvy
Quatrième de couverture:

Qui connaît Louis-Jean Malvy ? Celui qui fut pour la gauche un nouveau Dreyfus, un martyr du républicanisme est aujourd'hui oublié. Etoile montante du parti radical, ministre de l'Intérieur de 1914 à 1917 et artisan de l'Union sacrée, Malvy s'est efforcé d'obtenir la paix sociale dans la France en guerre en négociant avec la CGT tout en contrôlant les pacifistes plutôt qu'en les arrêtant. En 1917, quand la crise du moral survient, la droite nationaliste le désigne comme bouc émissaire pour expliquer tout à la fois l'échec du chemin des Dames, les mutineries des poilus, les grèves ouvrières et le développement du pacifisme. La Ligue royaliste d'Action française s'acharne : violeur, cocaïnomane, espion, amant de Mata Hari... les accusations les plus folles sont lancées contre le ministre qui doit démissionner sous les coups d'un Clemenceau exploitant cyniquement cette crise politique pour parvenir au pouvoir. Traduit en Haute Cour de justice en 1918, Malvy est condamné à cinq ans de bannissement au terme d'un procès inique qui constitue, pour la droite, la revanche sur l'affaire Dreyfus. Dans un pays en guerre rassemblé derrière un chef pour qui la fin justifie les moyens, l'innocence et la justice ne pèsent pas lourd face à la raison d'Etat. A travers le récit de l'affaire Malvy, Jean-Yves Le Naour s'attaque au mythe de l'Union sacrée et montre comment s'opère le basculement à droite de la France en guerre.

Revue de presse:
"Yet once Clemenceau came to power in November, merely casting Malvy to the sidelines was not enough. As the adage of the day had it, because Clemenceau needed enemies, he found them. The French army needed a certain number of victims after the 1917 mutinies, to demonstrate a semblance of conventional military authority. Clemenceau likewise needed heads, to demonstrate that the French nation now had clear and effective leadership. On dubious legal grounds, the Senate proclaimed itself a high court, and tried Malvy for the absurd crime of turning plans for the ill-fated Chemin des Dames offensive over to the Germans. While this proved too much even for the heated political climate of the time, the “judges” convicted Malvy of the charge of having “méconnu, violé et trahi les intérêts de sa charge (p.247)” while minister of the interior, and expelled from him from French territory for five years"

Lire la suite de la revue de presse...

  • Sylvain Pattieu, Rouge, n°2259, 3 juillet 2008, [En ligne], Disponible sur: www.rouge-hebdo.fr
"Cet ouvrage montre comment l’Union sacrée s’est révélée un piège, pour le mouvement ouvrier évidemment, mais aussi pour la gauche modérée et les radicaux qui, en temps de guerre, malgré leur adhésion sans ambiguïté à celle-ci, restèrent suspects d’antipatriotisme".
  • Pierre-Robert Leclercq, Le monde des livres, 11 janvier 2008 :
"Dans cet ouvrage d'une parfaite clarté, Jean-Yves Le Naour explique comment l'invraisemblable prend forme d'authenticité, à quel point une opinion peut être amenée à prendre pour vérité les plus inconcevables calomnies. Sans l'accabler ni l'absoudre, il analyse le comportement de Clemenceau, qui écrira plus tard, cynique : "Il fallait un responsable. Il fallait trouver des causes d'ordre politique aux mouvements qui se produisirent dans l'armée en juin 1917.[...]Revenu d'exil après la guerre, Malvy put reprendre ses activités politiques. Sa réélection dans le Lot avait valeur de réhabilitation. L'ouvrage de Le Naour la poursuit pour l'inscrire à présent dans les mémoires individuelles."
  • Michelle Gaillard, Fréquence protestante, émission On en parle pas assez, 28 décembre 2007 :
"Tous les ingrédients d’un film"
  • Pascal Ory, France Culture, émission Tout arrive, 13 décembre 2007:
"Une leçon d’histoire sur la calomnie."
"Espion, mais aussi cocaïnomane, dépravé, violeur… Telles furent les accusations que l'extrême-droite, menée par Léon Daudet, asséna à l'encontre de Louis-Jean Malvy, alors ministre de l'Intérieur. Cet homme de gauche réalisa la paix sociale en temps de guerre, sans appliquer le « carnet B », qui prévoyait l'arrestation, le premier jour de la mobilisation, de 2000 à 4 000 militants socialistes et syndicalistes. Il dût démissionner. Martin Malvy a salué le travail de Jean-Yves Le Naour : «un travail fidèle à l'histoire sur toute la ligne»."

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Meurtre au Figaro- le procès Caillaux, Larousse, L'Histoire comme un roman, 2 octobre 2007, 288 p.

Meurtre au Figaro
Quatrième de couverture :

Le 16 MARS 1914, vers 17 heures, une bourgeoise élégante descend d'une voiture à cocarde tricolore et pénètre dans l'immeuble du Figaro, rue Drouot. À peine entrée dans le bureau de Gaston Calmette, le directeur du journal, elle dégaine un browning de son manchon et vide son chargeur sur l'infortuné journaliste. Un fait divers? Loin de là! La meurtrière n'est pas n'importe qui : la propre femme du ministre des Finances, Joseph Caillaux, le chef du parti radical qui est en passe de prendre en main les destinées du pays. Commence alors le plus grand scandale politique que la France ait connu depuis l'Affaire Dreyfus. A partir des archives du procès, Jean-Yves Le Naour retrace les dessous judiciaires de cette affaire, qui tourne à un grand déballage entre vie privée et vie publique où le sang, le sexe et les coups bas politiques sont étroitement liés.

  • Extrait d'un article  de Jean-Yves Le Naour  disponible au format PDF : Meurtre au Figaro
"Ce crime du 16 mars 1911 est un fait divers sordide, mais il est plus que cela : avec sa femme en prison, Caillaux ne peut plus devenir chef du gouvernement. En dépit de la victoire des gauches, il doit patienter, ronger son frein. En attendant, il entreprend Jaurès et lui propose, dans l’hypothèse où la justice acquitterait son épouse, de devenir ministre des Affaires étrangères dans son futur gouvernement. Jaurès hésite, car les prescriptions de l’Internationale interdisent la participation de socialistes à un gouvernement « bourgeois », mais l’heure est grave pour le tribun socialiste qui rêve de briser les foudres de guerre."

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Claire Ferchaud : la Jeanne d'Arc de la Grande Guerre, Hachette Littératures, Essais, 7 février 2007, 285 p.

Claire Ferchaud
Quatrième de couverture :

En 1916, le Christ apparaît à une bergère vendéenne et lui confie la mission de bouter les Allemands hors de France. Surnommée " la nouvelle Jeanne d'Arc ", la jeune Claire Ferchaud suscite tout d'abord l'enthousiasme des croyants qui espèrent en l'intervention divine pour que la victoire soit donnée à la France, " fille aînée de l'Église ". Mais la République laïque et anticléricale n'est pas une fille obéissante, et si le président Poincaré reçoit la bergère à l'Élysée, sa mission militaire et religieuse est bloquée par les autorités publiques. C'est que l'affaire est politique : pour que la France soit victorieuse, le Christ a exigé que le pays se repente de ses erreurs républicaines et place son Sacré Cœur sur le drapeau national. Derrière cette histoire singulière, se profilent des luttes de pouvoir entre l'Église et l'État mais aussi, à l'intérieur de l'Église, entre républicains ralliés et réactionnaires patentés. A travers l'épopée dérisoire d'une Jeanne d'Arc en bleu horizon, Jean-Yves Le Naour explore les rapports complexes entre foi, patriotisme et politique, sur fond d'une société traumatisée par la guerre et prête à tout croire pourvu qu'on lui promette la fin des combats.

Revue de presse :
"It’s a good story, and one that illustrates perfectly the way that popular enthusiasm could outrun the more careful authorities during wartime. It also shows how, when the national fight became a supreme endeavour, groups tried to define it by linking it to their own causes – in this case defining the fight for France as a fight for traditional reactionary Catholicism."

Lire la suite de la revue de presse...

  • Libération, 8 mars 2007 :
"A cette jeune bergère vendéenne, le Christ donne en 1916 la mission de bouter l'ennemi hors de France. Mais l'offre avait un prix politique : abjurer les erreurs passées et arborer le Sacré-Coeur tricolore. Ni le président Poincaré, qui la reçut pourtant, ni le pape n'acceptèrent bien sur un tel projet. Récit d'une entreprise de "voyance", qui attira à Loublande des milliers de pèlerins avant de sombrer dans une dérive sectaire."
  • Nouvel Observateur, 1er mars 2007 :
"Derrière ce patronyme à la Simenon, Jean-Yves Le Naour raconte la destinée de celle qui fut surnommée la "Jeanne d'Arc de la Grande Guerre" et qui mourut en 1972 sans avoir été ni sainte ni héroïne. Au-delà de l'évocation de cette bergère vendéenne à qui le Christ aurait confié en 1916 la mission de chasser les Allemands, l'historien analyse les chassés-croisés politiques entre l'Eglise et l'Etat onze ans après leur séparation officielle."
  • Ouest France, 23 février 2007 :
"Le livre de Jean-Yves Le Naour raconte l'incroyable destin de cette fille d'agriculteur, née dans la ferme des Rinfilières, au Puy-Saint-Bonnet. Un ouvrage très documenté, parfois iconoclaste, qui a le grand mérite de restituer la saga de l'humble bergère dans le contexte agité de la France du début du XXe siècle."
  • Livres-Hebdo, 9 février 2007 :
"Jean-Yves Le Naour s'intéresse moins à l'aventure personnelle de Claire Ferchaud qu'à son entourage et à la complexité sociopolitique de l'épisode. Celui-ci se prolonge encore aujourd'hui. Morte en 1972, "soeur Claire"a fédéré autour d'elle une de ces petites églises de l'ouest qui ferraillent encore contre Vatican II. Déjà remarqué pour La Honte noire (Hachette, 2004), puis pour l'histoire vraie du Corbeau (Hachette, 2006), Jean-Yves Le Naour use remarquablement des archives, de la presse et de l'iconographie. A quoi s'ajoute l'art du récit, très à l'aise dans les coulisses de la République autant que dans celle de l'Eglise."
  • Nicolas Offenstadt, Le Monde, 2 février 2007 :
"Sans expliquer l’«étonnant pouvoir de séduction de sœur Claire», le récit de Jean-Yves Le Naour court jusqu’à la mort de la mystique, en 1972, et à la survivance de son groupe. Il est appuyé sur une riche documentation : les archives de l’évêché de Poitiers comme celles de la communauté lui sont pourtant restées fermées. Claire et ses fidèles seraient-ils encore si inquiétants."

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Marseille 1914-1918, Qui Vive Eds, octobre 2005, 127 p.

Marseille 1914-1918
Quatrième de couverture : 

Marseille 1914-1918 de Jean Yves le Naour édité par les Editions Qui Vive est un remarquable ouvrage historique qui retrace la vie des Marseillais durant les sombres heures de la Grande Guerre. Fresque sociale saisissante autant que livre de mémoire, il brosse en même tant un édifiant panorama des méandres et détours de l’âme humaine. En nous dévoilant les petites et grandes réalités de l’Histoire, l’ensemble nous renvoie en plein visage le reflet changeant de nos courages et de nos lâchetés. En effet, l’atmosphère particulière dans laquelle baigna la ville de Marseille tout au long des combats, surlignée par un usage intelligent d’extraits de journaux de l’époque, y est formidablement rendue.

 

Revue de presse : 
  • Généalogie magazine, n°39, hiver 2005-2006 :
"On trouve de tout dans les études historiques régionalistes: le pire et le meilleur. Bien souvent les sujets locaux se complaisent dans l' anecdotique pour le plus grand plaisir des habitants de la ville ou de la région concernée, sans parvenir à atteindre la hauteur de vue propre à leur donner un réel intérêt. Tel n'est pas le cas de ce livre écrit par Jean-Yves Le Naour, bien connu des amateurs de la Grande Guerre. Au travers de l' exemple de Marseille, c'est tout un pan de la vie des Français de l'arrière qui est dévoilé, avec rigueur, précision et un luxe de détails. Cette étude de cas a donc une vocation d'exemplarité. Mais réduire ce livre à un récit d'histoire locale serait une erreur. Marseille n'est pas qu'une ville de l'arrière parmi les autres. C'est la porte du monde méditerranéen. (...) Plus qu'une ville, Marseille est un carrefour. A l'échelle de l'hexagone, la cité provençale se trouve au cœur d'une des plus grandes polémiques de la guerre : l'affaire du 15e corps, avec son lot de préjugés, d' injustices et de calomnies. La fierté de la Provence, la défense de l'honneur des contingents provençaux et les relations pas toujours très simples entre Marseille et Paris sont autant de sujets de passions, dont l'auteur nous rappelle ici l'ampleur et le contexte. Un ouvrage instructif et d'une lecture agréable."

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  • La Provence, 11 novembre 2005 :
"Nourri de l'analyse des journaux de l'époque, Marseille 14-18 nous montre comment la guerre, dans notre ville, commença par la calomnie et se conclut par un magnifique élan de solidarité. La calomnie, c'est l'affaire du XVe corps, les poilus méridionaux et particulièrement les Marseillais, que l'on accuse de lâcheté et à qui l'on fait porter la responsabilité de l'enfoncement du front dans le secteur de Lunéville, en août 1914... Tout au long de ce livre Jean-Yves Le Naour nous aura fait partager l'étrange atmosphère qui règne dans la ville, carrefour cosmopolite de toutes les races et de toutes les armées."

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La honte noire : l'Allemagne et les troupes coloniales françaises, 1914-1945, Hachette Littératures, janvier 2004, 250 p.

La honte noire
Quatrième de couverture :

Après la Première Guerre mondiale, les Allemands organisent une campagne de propagande internationale contre la présence de troupes coloniales françaises dans leur pays : c'est la « honte noire ». Elle repose sur des accusations mensongères de viols systématiques des femmes blanches par les soldats africains en Rhénanie occupée. Ces attaques racistes visent à convaincre l'opinion publique internationale - notamment nord-américaine, sensible à la question noire - et les gouvernements étrangers que la France est une ennemie de la Kultur et de la civilisation européennes. Haineux et militaristes, les Français mépriseraient les Allemands au point de les faire « garder » par des Noirs, et désireraient abâtardir leur race par le mélange des sangs et la contamination syphilitique ! Cette propagande a une postérité : pour expliciter sa conception de la pureté raciale, Hitler utilise la « honte noire » dans Mein Kampf. En France, Jean Moulin, préfet d'Eure-et-Loir, accomplit en 1940 son premier acte de résistance en protégeant de la haine nazie les soldats coloniaux prisonniers, assassinés par milliers par les vainqueurs. Mais à l'automne 1944, l'armée française procède à son tour à un vaste "blanchiment" de ses effectifs en écartant les soldats coloniaux au profit de jeunes métropolitains : il faut occuper l'Allemagne avec une armée blanche... Jean-Yves Le Naour, à l'aide d'archives inédites, met en évidence avec clarté une manifestation mal connue du racisme européen d'une guerre mondiale à l'autre.

Revue de presse : 
  • Rouge, 13 avril 2006 :
"La campagne de la Honte noire finira par porter ses fruits. Le gouvernement français, sensible à la pression raciste, finira par retirer ses « grands enfants » de la Ruhr. Et la leçon sera retenue puisqu’en 1944, l’armée française sera blanchie au fur et à mesure de sa progression vers Berlin. Quant à la pensée nazie, elle se construira aussi à cause de cet épisode qu’Hitler développera dans Mein Kampf. Les enfants métis nés en Allemagne subiront plus tard les lois raciales de Nuremberg. Quant aux troupes coloniales, faites prisonnières pendant la campagne de France de 1939-1940, elles seront massacrées sans autre forme de procès, seuls les officiers blancs bénéficiant du statut de prisonniers de guerre."

Lire la suite de la revue de presse...

  • Dominik Kohlhagen, Politique africaine, 2005 :
"Lorsque l'on sait les stérilisations d'enfants métis de Rhénanie en 1937, les massacres de prisonniers de guerre sénégalais en 1940 et que l'auteur nous apprend qu'en 1944, sous prétexte de la rudesse de l'hiver, l'armée française retire subitement les tirailleurs sénégalais pour occuper l'Allemagne avec une armée blanche, on comprend combien il était important de sortir de l'oubli la campagne lancée un quart de siècle auparavant. Ce faisant, l'auteur propose une étude très complète, nuancée et richement annotée qui constitue également un important témoignage sur le racisme, les imaginaires et les fantasmes liés à l'Afrique. Tout en rappelant les cas d'agression et de viol avérés, il se garde cependant de répondre au discours de la "Honte noire" en entreprenant une démonstration du bien-fondé ou non des différentes accusations alléguées. Si c'est précisément ce que regrette O. Wieviorka dans le quotidien français Libération du 4 mars 2004 en s'interrogeant sur la responsabilité des troupes coloniales, l'intérêt de ce passionnant ouvrage est bien d'avoir posé la question autrement."
  • Marc Michel, Vingtième siècle, n° 83, mars 2004:
"On savait déjà Jean-Yves Le Naour excellent dénicheur d’histoires extraordinaires et excellent historien de la Grande Guerre avec son Soldat inconnu vivant et sa thèse sur les Misères et tourments de la chair durant la Première Guerre mondiale. Et voilà qu’il nous fait bénéficier d’une autre trouvaille : « la Honte noire », Die schwarze Shande, qui éclaire d’une lumière cruelle les aberrations de la propagande et le poids des représentations raciales durant l’entre-deux-guerres en Allemagne, dans le reste de l’Europe et aux États-Unis. [...] le livre passionnant de Jean-Yves Le Naour est une contribution fondamentale et neuve sur un chapitre oblitéré des mentalités occidentales, un éclairage cru sur un aspect trop négligé d’une « histoire de la haine »."
  • Annales ESC, mars 2004 :
"Avec cet ouvrage, Jean-Yves Le Naour s'attaque à un sujet encore trop peu connu en France, celui de l'occupation de l'Allemagne après 1918, telle qu'elle fut vécue et représentée. Plus précisément, son ouvrage est centré sur la présence en Sarre et en Rhénanie de troupes coloniales parmi les troupes françaises d'occupation. En mobilisant essentiellement les outils de l'histoire culturelle, mais également ceux de l'histoire du genre, l'auteur (...) s'inscrit dans le renouveau culturel de l'histoire de la Grande Guerre et de ses suites, il en restitue une dimension trop souvent négligée : la dimension raciste. La réaction allemande à l'occupation s'accompagna en effet d'une vaste campagne haineuse et raciste dirigée contre les troupes coloniales."

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Le soldat inconnu vivant, 1918-1942, Hachette Littératures, La vie quotidienne, 15 octobre 2002, 250 p.

Le soldat inconnu vivant
Quatrième de couverture :

Le 1er février 1918, un soldat amnésique est interné à l'asile psychiatrique du Rhône. Tous les moyens sont employés pour l'identifier et le rendre à sa famille. Son portrait s'étale à la une des journaux et est affiché sur les portes de toutes les mairies. Plusieurs centaines de familles reconnaissent en lui un père, un fils ou un frère disparu à la guerre. Comment départager ces familles qui n'arrivent pas à faire le deuil de leur proche disparu ? Une longue et douloureuse enquête débute. Elle durera tout l'entre-deux-guerres et s'achèvera sur un procès à rebondissements où s'opposent tous ceux et celles qui ont reconnu en l'amnésique un de leurs parents. Les contemporains sont fascinés par cet homme sans passé : Jean Anouilh s'empare du fait divers pour écrire son Voyageur sans bagage et la presse baptise rapidement l'amnésique " le Soldat inconnu vivant ". Cette histoire singulière révèle en réalité une profonde souffrance née de la Grande Guerre, une douleur intime et collective : celle du deuil impossible à faire pour les familles des soldats disparus. Dans une société qui voudrait tant oublier et qui n'en finit pas de se souvenir, il n'y a pas plus de certitudes que de corps à pleurer.

Disponible en gros caractères aux éditions Feryane, 2011.
Réédition dans la collection poche "pluriel" chez hachette littératures, 2008.

Traductions :
En anglais (traduit par Penny Allen, paru aux Etats-Unis et au Canada sous le titre The living unknown soldier. A story of grief and the Great War, New-York, Metropolitan books, septembre 2004, 224 p. ; paru au Royaume-Uni, Australie et Nouvelle-Zélande en janvier 2005 chez William Heinemann ; paru en poche aux Etats-Unis, chez Owl Books, septembre 2005, 233 p. ; paru en poche au Royaume-Uni chez Arrow books, janvier 2006).
En suédois (traduit en suédois par Gunilla von Malmbor, Stockholm, Historiska media, 2006).
En coréen, paru en 2004 aux éditions Thinking Tree.

Adaptations :
Bande dessinée : Le soldat inconnu vivant, Mauro Lirussi / Jean-Yves Le Naour, Roymodus, 2012, 89 p.
Documentaire : Le soldat inconnu vivant, Joël Calmettes, France, 2004.
Pièce de théâtre : The Living Unknown Soldier, réalisée par Sebastian Armesto, directeur du Simple8Theatre, jouée du 12 février au 15 mars 2008 au Théâtre Arcola à Londres.

Voir la Conférence du 24 novembre 2009 à la bibliothèque municipale de Lyon autour de la question du deuil, avec pour base de réflexion, Le soldat inconnu vivant.

Revue de presse en français :
  • Inter CDI, janvier 2003 :
"Outre cette histoire tragique, l’auteur mène aussi une réflexion profonde sur l’épreuve qui, après la Première Guerre mondiale, a frappé des centaines de familles : celle du deuil impossible, quand il n’y a pas de corps ou d’avis de décès officiel. […] Epave pitoyable ou symbole de tous les disparus, Anthelme Mangin n’a pas fini de nous hanter. Bien plus qu’une biographie ou un fait divers, indispensable au lycée, à partir de la 2nde et surtout en 1ère. Exceptionnel."

Lire la suite de la revue de presse...

  • Eliane Laletin, Semaine des spectacles :
"Dès les premières pages, on est accroché. C’est que l’histoire est passionnante et son auteur passionné. Jean-Yves Le Naour possède un réel talent de conteur. […] Quel regret que l’histoire ne soit pas toujours ainsi enseignée dans les collèges et les lycées, elle remporterait certainement plus de succès auprès de son auditoire et serait sans conteste mieux comprise."
  • Jérôme Garcin, Nouvel Observateur, 4 décembre 2002 :
"De ce cas pathétique qui a inspiré Anouilh pour son voyageur sans bagage, Jean-Yves Le Naour a tiré, à la suite d’une minutieuse enquête, la biographie exemplaire qu’on croyait impossible (son vrai nom lui est restitué in fine). Il dresse ici le portrait d’une nation incapable de faire son deuil tant qu’elle n’a pas retrouvé, dans la bouillie des tranchées, les cadavres de ses morts. Sur l’amnésie, un puissant travail de mémoire."
  • Marianne, 11 novembre 2002 :
"Un spécialiste de la Première Guerre mondiale, Jean-Yves Le Naour, rouvre le dossier et nous propose aujourd’hui avec la clé de cette énigme balbutiante et moustachue, le nom véritable de cet autre soldat inconnu."
  • Libération, 11 novembre 2002 :
"Le 1er février 1918, un soldat français erre sur les quais de la gare de Lyon-Brotteaux. Amnésique, hébété, il ne se rappelle ni d’où il vient ni pourquoi il est là, pas davantage les épreuves qu’il a traversées. Son histoire était tombée dans l’oubli. Un jeune historien de la Première Guerre mondiale, Jean-Yves Le Naour, l’a redécouverte et a consacré un livre à Anthelme Mangin, « le soldat inconnu vivant » dont le cas a fasciné une opinion traumatisée par le grand massacre de 14-18."
  • Daniel Bermond, Lire, novembre 2002 :
"Jean-Yves Le Naour a fouillé dans l'amnésie de ce «voyageur sans bagage» qui inspira Anouilh pour dire la détresse de ces familles empêchées de vivre leur deuil et pour dire la tragédie d'un «poilu» qui en avait trop vu, jusqu'à perdre la mémoire de ce qu'il était."
Revue de presse en anglais :
  • Publishers Weekly : 
"[An] incisive historical study....[R]eaders interested not just in World War I but in America's own cults of the Vietnam MIAs and the missing from Ground Zero will find much food for thought in this acute, well-researched and moving study." 

Lire la suite de la revue de presse...

"Fascinating and moving... Le Naour tells Mangin’s story with judicious precision and amirable lack of sentiment... Le Naour opens a baleful window onto the aftermath of war and exposes long dark shadow taht it casts for decades, far beyond its conclusion. In closing the book one is left with a feeling of great sadness and an abiding, useless rage against warfare."
  • Adam Hochschild, author of King Leopold’s Ghost : 
"A remarkable book that takes one small episode and makes it a prism through which to see the entire catastrophe that so shapedd the world we inherited. Readers who thought they already knew every possible angle of vision on the war ill be surprised and fascinate."
  • The Times :
"One of the most gripping, moving books I have ever read... The fate of this French soldier seems to symbolize the way war ravages minds."
  • John Dower, author of Embracing defeat : 
"This is more than just the extraordinary and engrossing story of a lost soul who came to symbolize the horror, grief, and ineffable sadness of Worl War I. It is an intimate window on the madness of our modern times"
  • Rachel Seiffert : 
"A wonderful book : measured, meticulous and full of empathy"
  •  Scotland on Sunday :
"Irresistible... Grabs the reader by the lapels and never lets go. After I finished it, I found myself repeatedly manufacturing opportunities to tell my friends about it"
  • Sunday Herald
"Will surely become one of the classic accounts of modern warfare. Mangin’s is one of the saddest storries of the pity of war that is ever likely to be written"

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Misères et tourments de la chair durant la Grande Guerre : les mœurs sexuelles des français 1914-1918, Aubier Montaigne, 24 mars 2002, 411 p.

Misères et tourments de 
        la chair durant la Grande Guerre : les mœurs sexuelles des français 1914-1918
Misères et tourments de 
        la chair durant la Grande Guerre : les mœurs sexuelles des français 1914-1918
Quatrième de couverture :

La Grande Guerre porte l'espoir d'une France lavée de l'humiliation de la défaite de 1870 et purgée du péril « pornographique » de la Belle Époque : on fustige la nation des plaisirs et de la dégénérescence, coupable de compromettre la victoire. Et l'on soupçonne en premier lieu la loyauté des femmes - « marraines », adultères, prostituées, infirmières ou employées d'usines-, accusées de corrompre le soldat.  Propulsée au cœur du conflit, la morale sexuelle sacralise en effet le « poilu » viril et chaste qui arrachera la victoire au péril de sa vie. Mais elle méconnaît l'immense frustration affective et sexuelle des combattants, et le trouble que provoque le culte de la virilité chez des hommes amoindris par la solitude, le sang et la mort. À partir de 1916, le rêve de la régénération laisse donc place à une profonde démoralisation : l'interminable guerre bouleverse le modèle familial bourgeois hérité du XIXe siècle (incompréhension ou séparation des couples, travail des femmes). Cette histoire des mœurs est aussi une histoire de l'exclusion, où l'on voit l'armée et l'État se disputer le contrôle de la population et de ses pratiques sexuelles. Mais elle est surtout une histoire de l'intime, noire, bouleversante et inédite.

Réédition, collection "historique", Aubier, 2013.

Revue de presse :
  • Revue d’histoire moderne et contemporaine, juillet-septembre 2003 : 
"Soucieux de distinguer mythe et expérience de guerre, Jean-Yves Le Naour réinvestit la presse, les témoignages des poilus, comme les archives militaires, de manière à faire émerger une histoire tenue longtemps pour impossible, tant en raison du silence des sources que du fait de la réticence des chercheurs à explorer un sujet tabou et marqué par les préjugés de l’après-guerre. Alors que la dimension sexuelle du conflit avait été longtemps réduite à la dénonciation des jouissances égoïstes de l’arrière, Le Naour insiste sur la frustration et la misère sexuelles des poilus, ainsi que sur l’ébranlement des rôles traditionnels qui conduit à l’incompréhension entre les sexes et au raidissement des stéréotypes masculins et féminins."

Lire la suite de la revue de presse...

  • Le Temps (Genève),  22 juin 2002 : 
"Quelle est la place du sexe dans la guerre ? Comment concilier la folie des combats avec les relations intimes ? Quand les armes parlent, la libido devient-elle source de subversion et, si oui, comment réduire ses effets indésirables ? C’est en cherchant à répondre à ces questions que Jean-Yves Le Naour a conçu Misères et tourments de la chair durant la Grande Guerre. Un premier ouvrage culotté, que le jeune historien publie à l’issue d’une thèse de doctorat soutenue en décembre 2000 à l’Université de Picardie. On est pourtant loin du coup d’essai : solide sur le plan méthodologique, l’enquête démontre dès les premiers chapitres – et sans jamais verser dans la vulgarité – une grande maturité doublée d’une incontestable originalité."
  • Libération, 13 juin 2002 : 
"Premier conflit total des temps modernes, la Grande Guerre ne cessa d’inventer de nouveaux « fronts » intérieurs. La sexualité constitua l’un d’entre eux, longtemps négligé, mais que l’ouvrage de Jean-Yves Le Naour vient aujourd’hui mettre au jour."
  • Marianne, 13 mai 2002 : 
"C’est un sujet largement ignoré parce que refoulé qu’aborde aujourd’hui la recherche. Où il se vérifie, si besoin était, que la guerre n’est pas seulement meurtrière, mais qu’elle empuantit et salit tout ce qu’elle touche."
  • L’Histoire, n°262, avril 2002 : 
"A partir d’un angle d’étude apparemment réduit – les mœurs sexuelles des Français en 1914-1918 – le livre de Jean-Yves Le Naour apporte un éclairage original et stimulant à la Première Guerre mondiale… Jean-Yves Le Naour s’intéresse d’abord à ce qu’il appelle la « guerre moralisatrice ». Il exhume les écrits stupéfiants d’hommes en proie à la crainte de la dégénérescence et convaincus que la guerre sera une expérience collective favorable au renouveau national…La lutte contre la pornographie ou la débauche considérées comme d’inspiration allemande (avant-guerre, on accuse Guillaume Ii d’exporter massivement des préservatifs pour affaiblir la natalité française), les débats sur l’avortement en temps de guerre, le rôle dévolu aux marraines de guerre et aux infirmières sont autant d’aspects étudiés avec soin…La dernière partie ouvre de nombreuses perspectives sur le brouillage des rôles sexuels et des normes, où le poilu, magnifié par les combats, est également fragilisé par un sentiment d’incompréhension et d’abandon de l’arrière. Le mythe de la guerre salvatrice et rédemptrice a vécu, avant de renaître quelques décennies plus tard."
  • Aventures de l’histoire, hors-série n°4,  2002 : 
"Ce remarquable travail d’historien, réalisé à partir d’une étude systématique des archives, mérite une mention d’excellence."
  • Histoire et sociétés,  n°3,  2002: 
"Au total, Jean-Yves Le Naour livre là des pages indispensables à l’histoire culturelle de la Grande Guerre, où perce, sous la rigueur de l’argumentation et l’attention critique portée aux sources, l’empathie indispensable à qui se veut historien du sensible."


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