Jean-Yves Le Naour

Guerre 1914-1918 - Histoire du XXe siècle

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Djihad 14-18. la France face au panislamisme

Perrin, 2017, 250 p.
Le premier livre sur la place de l'islam durant la Première Guerre mondiale, durant laquelle 600 000 soldats musulmans servirent la France. Entre 1914 et 1918, l'Allemagne de Guillaume II cherche par bien des moyens à allumer dans les Empires français et anglais une rébellion massive des musulmans. Pour ce faire, quoi de mieux que de pousser le sultan de Constantinople à proclamer la guerre sainte contre les chrétiens ? Tout est pensé, mûri, réfléchi par les stratèges allemands : le panislamisme et le djihad assureront la victoire du Reich. Ce projet, pris très au sérieux dans les ministères de Berlin, Londres et Paris, fut un échec, au sein d'un Empire ottoman en décomposition comme au Maghreb : Marocains, Tunisiens et Algériens servirent massivement dans l'armée française, et tous payèrent leur fidélité au prix du sang. Si les peuples musulmans exigèrent, durant et après la guerre, des droits nouveaux, ce fut le panarabisme, non le panislamisme, qui servit d'étendard commun. Pour rendre compte de cette réalité totalement méconnue, et pourtant passionnante, de l'histoire de la Grande Guerre et restituer tant les plans allemands que les questions qui traversèrent alors le monde musulman sous domination européenne, il fallait la connaissance intime de la période et le sens du récit de Jean-Yves Le Naour.

Dans la presse

Quand l’Allemagne tentait de convaincre les musulmans de faire le djihad, Thomas Andrei, Slate, 7 février 2018.

Durant la Grande Guerre, la France se présentait comme une puissance musulmane, Entretien avec Benjamin Fayet, philitt.fr.

Quand la France, en 1914, dut affronter le djihad, Entretien avec François-Guillaume Lorrain, Le Point, 2 novembre 2017.

Les oubliés de l’histoire

Flammarion, 2017
Si l'Histoire n'a retenu que les exploits du chasseur, c'est parce que le lion n'a pas d'historiens", écrit Jean-Yves Le Naour. À côté des grandes figures de proue, des êtres ordinaires ont eux aussi "fait" l'Histoire. Les destins des "oubliés" choisis ici éclairent d'un jour nouveau la vie politique ou sociétale du XXème siècle : la résistance allemande au nazisme à travers le portrait de Sylvin Rubinstein; le combat pour le suffrage féminin dans l'entre-deux-guerres par Louise Weiss; la prise de conscience écologique incarnée par René Dumont, la révolte des prostituées emmenée par Grisélidis Réal ou encore la fronde du torero Manolete sous le franquisme… Souvent au péril de leur vie, ils ont défendu la liberté à l'instar du prêtre polonais Jerzy Popieluszko ou de l'Irlandais Bobby Sands, et furent parfois les révélateurs d'une époque dans ses excès: le dopage avoué par le coureur cycliste Tom Simpson, le star-system pour le footballeur George Best. Ainsi, Les Oubliés de l'Histoire racontent-ils une autre histoire, incarnée et empathique, familière et ignorée, mais tellement plus humaine.

Le viol

Scénario, adaptation et dialogues par Alain Tasma et Natalie Cartier, Europacorp Television, avec la participation de France 3, TV5Monde, Belga Film Fund, en coproduction avec Fontana. En partenariat avec le Centre national du cinéma et de l’image animée, 90 min., 2017.

D’après l’œuvre de Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti. Et le viol devint un crime, Éditions Vendémiaire, 2013.







"21 août 1974. Dans les calanques de Marseille, deux jeunes touristes belges sont agressées et violées par trois hommes qui ne reconnaîtront jamais la responsabilité de leurs actes. En mai 1978, Gisèle Halimi transforme le procès des trois violeurs en procès du viol. Ce procès, très médiatique, est l’un des événements qui ont jalonné l’histoire des femmes. C’est le procès d’une société machiste et misogyne."






La Fayette nous voilà !

Grégory Laville / Jean-Yves Le Naour, Kilaohm productions / ECPAD, 2017, 52 mn.
De 1917 à 1918, deux millions de soldats américains traversent l'Atlantique pour combattre dans les tranchées, aux côtés des poilus. Le documentaire raconte cette découverte mutuelle, cette rencontre entre l'ancien et le nouveau monde, faite d'étonnement respectif, d'amitié, mais aussi d'incompréhension et de confrontation. Entre ces deux peuples, le choc culturel est parfois assez violent, tant leur façon de vivre est diamétralement opposée. Ainsi, si les Américains sont attendus comme le Messie par des Français épuisés de trois ans d'un conflit impitoyable, certaines de leurs attitudes surprennent, voire choquent les soldats français. Inversement, les Américains, s'ils rendent hommage aux Français pour leur bravoure, n'hésitent pas à critiquer leurs mœurs et à dénoncer la saleté et l'archaïsme de la France.

Front d’Orient 1914-1919. Les soldats oubliés

Sous la direction de Jean-Yves Le Naour, Editions Gaussen, 2016, 205 p.

Actes du colloque européen Le front d’Orient : 14-19, les soldats oubliés,  12 et 13 décembre 2014 à l’auditorium du Musée d’Histoire de Marseille

Exposition : Le front d’Orient. Les soldats oubliés. 1914-1919
Novembre 2014-mai 2015 au Musée d’histoire de Marseille.

Révélé au grand public en 1996 par le film de Bertrand Tavernier, Capitaine Conan, (d'après roman de Roger Vercel), le Front d'Orient a largement constitué un angle mort des représentations collectives dans notre pays. Il n'en va pas de même dans les Balkans où les plaies du passé et des nationalismes blessés ne sont pas toujours cicatrisées. "Catastrophe nationale" en Bulgarie, "catastrophe nécessaire" en Roumanie, la Première Guerre mondiale demeure en Hongrie un "passé qui ne passe pas" : tous les 4 juin, date anniversaire du traité de Trianon (1920), des manifestations nationalistes y rappelle le souvenir de la "grande Hongrie", dépecée ce jour-là.
En Serbie, on se divise encore sur la question de savoir si Prinzip, l'homme qui assassina François-Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914, était un héros ou non. La Turquie, entre nationalisme et mauvaise conscience, commémorait en avril 2015 la grande victoire des Dardanelles, tout en occultant le génocide arménien. En Grèce, enfin, cette guerre reste le prélude du conflit gréco-turc (1919-1922) dont les blessures ne sont pas tout à fait refermées.

La Première Guerre mondiale, cent ans après, demeure donc, à l'est de l'Europe, un champ de bataille politique. Avec l'ambition de dépasser les clivages nationaux et de multiplier les regards, ce livre, issu du colloque international réuni au musée d'histoire de Marseille en décembre 2014, oeuvre à une dé-nationalisation de l'écriture de la guerre et, tout en faisant ressurgir l'histoire de l'armée d'Orient et de ce front oublié, cherche à sortir le conflit du cadre franco-français (ou franco-allemand) et à lui restituer sa pleine dimension.

Sur les traces d’un secret enfoui. L’héritage toxique de la Grande Guerre

Daniel Hubé / Jean-Yves Le Naour, préfacier, Michalon, 2016, 288 p.
En 2011, lorsque surgit une question relative à la pollution des nappes phréatiques dans le Nord de la France par une substance chimique - le perchlorate - retrouvée dans l'eau du robinet au niveau des anciens champs de bataille de 14-18, le doute s'installe : y aurait-il un lien avec la Grande Guerre ? Là-bas, près de Verdun, en pleine forêt, rien ne pousse. Exception visible, ou n'a-t-elle fait qu'échapper au crible de l'oubli ? Que se cache-t-il sous terre, entre preuves et soupçons ?

À la fin de la Première Guerre mondiale, on estime au total, plus d'1,5 million d'obus chimiques et 300 000 obus explosifs ont ainsi été éliminés dans la Meuse, près de Verdun. L'usage, la destruction et le recyclage de cet arsenal cyclopéen constituent aujourd'hui un héritage toxique centenaire. La Meuse n'est ni un cas ni un département isolé : ailleurs, d'autres lieux ont assimilé le traumatisme tellurique de la Grande Guerre.

L'enquête historique et environnementale de Daniel Hubé, géologue de métier mais surtout par passion, ne figure dans aucun livre. Sa mission ? Faire émerger du passé des questions enfouies. Ses pérégrinations l'ont conduit vers des spécialistes des munitions, puis à se plonger dans les archives, en France et à l'étranger, avant de s'armer de drones pour restituer l'un des derniers secrets de la Grande Guerre et, ainsi, « évaluer la matière à panser ». Un document unique qui pose, aujourd'hui plus que jamais, la question des pollutions de guerre et des désastres écologiques liés aux conflits du XXe siècle.
Daniel Hubé est ingénieur environnementaliste.

Verdun. Tome 1 : Avant l’orage

Holgado et Marko / Jean-Yves Le Naour, Bamboo (Grand Angle), 2016, 46 p.

Disponible en espagnol, Yermo Ediciones, 2017.
Disponible en italien, Mondadori.
Disponible en néerlandais, Saga Uitgaven.

Jean-Yves Le Naour auteur de « Verdun avant l’orage » : « Il y a une logique qui mène à Hiroshima ».

Michaël Martinez / Jean-Yves Le Naour : interview, Nice Matin, 22 février 2016
Des coulisses du pouvoir à l'horreur des tranchées, va se jouer le sort de la Grande Guerre. Décembre 1915, les Allemands semblent préparer une attaque d’envergure sur l’un des points stratégiques de la ligne de défense française, à Verdun. Mais le Maréchal Joffre se refuse à renforcer la zone, persuadé que la vraie bataille se jouera en Champagne. Janvier 1916, l’attaque ne fait plus le moindre doute. Seul un miracle pourrait sauver Verdun. Et le miracle se produit : pendant des jours, la pluie s’abat sur la ville, repoussant l’offensive des troupes allemandes.

1918 : ou l’année de l’étrange victoire

Perrin, 2016, 416 p.
L'issue de la Première Guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour fait revivre une année à suspense. Il ravive de sa plume alerte le cours des mois chaotiques qui conduisent à l'étrange victoire alliée. Au printemps 1918, par trois fois – en mars, avril et mai –, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne, et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands pour l'Ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. À l'été 1918 rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter.

Les oubliés de l’histoire

Collection créée et dirigée par Jacques Malaterre / co-écrit par Jean-Yves Le Naour, Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M, 20 x 26mn, 2016.

Une traversée haletante de l’histoire européenne du XXe siècle à travers les destins extraordinaires d’hommes et de femmes étonnamment peu connus du grand public. Cette collection comprend 20 documentaires

  1. Jacqueline Auriol – Vivre et voler / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  2. George Best – La popstar du football / Réalisateur : Bernard George.
  3. Carl Lutz, un diplomate en résistance / Réalisateur : Gabriel Laurent.
  4. les oublies de l histoire – Sylvin Rubinstein / Réalisateur : Lorenz Findensen.
  5. Gala Dalí – La muse libérée / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  6. Manolete – Un torero en guerre / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  7. Les oublies de l histoire – Jerzy Popieluzsko / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  8. Matei Pavel Haiducu – L’espion qui a refusé de tuer / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  9. Jeannette Mac Donald – Une lionne parmi les lions / Réalisateur : Thomas Cirotteau.
  10. Tom Simpson – La course à la mort / Réalisateur : Bernard George.
  11. Louise Weiss – Une femme pour l’Europe / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  12. René Dumont – L’homme qui voulait nourrir le monde / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  13. Nikos Beloyánnis – Le martyr communiste / Réalisateur : Marco Gastine.
  14. Matéo Maximoff – L’écrivain tsigane / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  15. Griselidis Real – Une courtisane libertaire / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  16. Mustapha Muller – Le maître déserteur / Réalisateur : Lorenz Findeisen.
  17. Bobby Sands – Le martyr de thatcher / Réalisateur : Bernard George.
  18. Salvadore Giuliano – L’insaisissable bandit / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  19. Aléxandros Panagoúlis – L’insoumis / Réalisateur : Jacques Malaterre.
  20. Théo Sarapo, dans l’ombre de piaf / Réalisateur : Jacques Malaterre.

Charles de Gaulle, tome 2 : 1939-1940. L’homme qui a dit non !

Claude Plumail / Jean-Yves Le Naour, Bamboo (Grand Angle), 2016, 48 p.
Septembre 1939. La France est en guerre et le grand Charles, petit colonel, ne parvient toujours pas à convaincre l’État-major d’adopter une stratégie plus offensive fondée sur la concentration des blindés. Mais il est déjà trop tard : le 10 mai 1940, les forces allemandes déferlent sur la France. Face aux traîtres qui souhaitent pactiser avec l’ennemi, il veut continuer à se battre. Mais quand Pétain s’empare des rênes du gouvernement, il part pour Londres le 17 juin, emportant avec lui l’honneur de la France.


Les soldats aliénés à l’asile de Ville-Evrard 1915-1918

Hubert Bieser / Jean-Yves Le Naour, préfacier, L’Harmattan, 2015, 288 p.

Les soldats fous de la Première Guerre mondiale restent soigneusement oubliés dans les archives des hôpitaux psychiatriques. Les voici enfin étudiés au plus près de leur réalité à l'asile. Ce n'est pas, contrairement à l'idée reçue, la guerre qui rend fous les combattants : ce sont certaines relations humaines, expressions perverses d'hommes avides de puissance dont la jouissance suprême est l'anéantissement physique et psychique d'autres être humains.






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