Dunod, 128 p., 21 avril 2021.
La gauche, qu’est-ce que c’est ? L’égalité ? La révolution ? La régulation de l’économie ? La justice sociale ? De perpétuelles tentatives d’unions qui finissent mal en général ? La gauche est avant tout diversité. Fille des Lumières et construction historique apparue sous la Révolution française, elle n’a cessé, depuis 200 ans, de se transformer et de s’enrichir.
Entre philosophie, débats idéologiques et applications pratiques, voici le récit dessiné de l’histoire de la gauche de pour comprendre le passé et éclairer le présent.
Avec un humour parfois féroce mais sans méchanceté, cette bande dessinée explore toutes les facettes de cette famille politique, du Christ à Mélenchon en passant par Robespierre, Marx et Jaurès. Ou comment apprendre et rire en même temps !
Dans la presse
Un tour de force, vous dis-je ! Car l’idée de raconter l’histoire de la gauche en bande dessinée n’est pas banale. Et ne manque pas d’ambition…
Le récit est suffisamment exhaustif pour intégrer les considérations philosophiques et théoriques au récit historique proprement dit. La précision du scénario de Jean-Yves Le Naour est ainsi magistrale.
Stéphane Bugat, Le Progrès, Vosges-Martin, JSL, Le Bien public, 24 avril 2021
Qu’est ce que la gauche ? Comment est apparue cette distinction « géographique » en politique ? Qui sont ses grands acteurs à travers les siècles ? C’est à tout cela et bien plus encore que A bâbord, toute ! répond.
Laëtitia Lassale, Ribambulle.com, 22 avril 2021.
Synthétique et pédagogique, cet album s’avère aussi très agréable à lire, par la fluidité des textes et l’ajout des petits dessins, caricaturaux mais expressifs à souhait de Marko
Daniel Muraz, Courrier Picard, 21 avril 2021.
On en apprend à chaque page, avec humour mais sérieux…Se plonger dans À bâbord, toute ! c’est éplucher feuille à feuille un artichaut joufflu, géant, plein de surprises, de découvertes, de vérités.On ne lit pas cette somme d’une traite. C’est dodu, argumenté, riche en calories mais nourrissant. Il faut savourer ce travail d’historien de Le Naour et d’illustrateur de Marko.
Jean-Laurent Truc, Ligne claire, 21 avril 2021.
La gauche c’est quoi ? Vaste question à laquelle tente de répondre un ouvrage stimulant… Entretien avec l’auteur.
Erwan Chartier, Pen-bazh, 27 avril 2021.
De Jésus à Hollande, en passant par Robespierre, Fourier, Jaurès et bien d’autres, Le Naour livre une histoire de la gauche drôle et décalée. »
Frédéric Bounous, PLanète BD, 21 avril 2021.
La gauche, qu’est-ce que c’est ? L’égalité ? La révolution ? La régulation de l’économie ? La justice sociale ? De perpétuelles tentatives d’unions qui finissent mal en général ? La gauche est avant tout diversité. Fille des Lumières et construction historique apparue sous la Révolution française, elle n’a cessé, depuis 200 ans, de se transformer et de s’enrichir.
Après leur débarquement en Afrique du Nord, en novembre 1942, les Alliés soutiennent le général Giraud pour contrecarrer les plans de De Gaulle. Mais l’homme du 18 juin n’est pas du genre à se laisser écarter de l’échiquier politique. Sur le terrain, dans la France occupée, Jean Moulin œuvre pour unifier la résistance. Mais si coaliser les mouvements combattants est déjà difficile, les faire cohabiter avec des responsables politiques de tous bords s’avère presque impossible. Pourtant, De Gaulle fait venir Jean Moulin à Londres et le charge de créer le Conseil National de la Résistance…


Fin 1940, le colonel Philippe Leclerc, aux ordres de de Gaulle, décide d’attaquer Koufra, une oasis libyenne située à plus de 1 500 km. La mission semble démentielle, car il faut traverser la ramla, un sable dans lequel les voitures s’enfonceront, puis la hamada, le reg, la roche mise à nu par le vent. Sans compter ces montagnes qui culminent à plus de 3 000 mètres. Le tout sans routes, sans cartes, sans points d’eau et avec le vent. Pourtant, avec 400 hommes et 56 véhicules, Leclerc va tenter l’impossible pour mettre en déroute l’armée italienne.
Dans sa dernière lettre à sa femme, le 11 juin 1916, le sous-lieutenant Gustave Herduin, fusillé sans jugement sur le champ de bataille de Verdun, clame son innocence. Pour son épouse Fernande commence alors une bataille judiciaire de longue haleine pour obtenir sa réhabilitation. Plainte contre les chefs qui ont condamné arbitrairement son mari, polémique de presse, scandale parlementaire, tout est bon pour alerter l’opinion et forcer la main au ministre de la Guerre qui ne veut pas rouvrir le dossier. L’histoire vraie de dix ans de combat, une histoire d’amour et de fidélité, au nom de la justice et de l’honneur.
Mai 1968. De Gaulle s'ennuie. Pour lui, il n'y a plus rien de grand à accomplir. Survient la crise estudiantine, sociale et politique qui secoue le régime et lui redonne l'envie d'en découdre. Se référant sans cesse à mai 1958 et à la façon dont, dix ans plus tôt, il a roulé les militaires, les pieds-noirs et les parlementaires de la IVe République, Charles de Gaulle pense facilement venir à bout des contestataires, avec la maestria politique dont il est coutumier. Mais rien ne marche.
Un soldat qui meurt au front, c’est une famille dévastée à l’arrière. Clémence a 10 ans et vit à Charnay-Lès-Mâcon. Elle doit présenter un exposé à sa classe, mais n’a aucune idée de ce dont elle peut parler. En passant devant le monument aux morts, elle remarque son nom de famille. Elle a donc un ancêtre qui est mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Le voilà son sujet d’exposé ! En cherchant dans le grenier de ses grands-parents, mais aussi dans les archives départementales, Clémence va faire connaissance avec son aïeul et découvrir une autre histoire de la Grande Guerre, celle que l’on ne voit jamais : celle de l’arrière, loin des tranchées.
Juin 1944. Américains et Britanniques préparent le débarquement de Normandie en tenant soigneusement de Gaulle à l’écart. Insupportable au président Roosevelt qui le considère comme un chef autoproclamé et illégitime, de Gaulle se dresse contre le projet d’administration américaine des territoires libérés. Pour placer la France dans le camp des vainqueurs et éviter de transformer la libération en une nouvelle occupation, il doit prendre de vitesse ses alliés. L’heure de vérité a sonné pour le chef de la France libre.
Une résistance aussi héroïque que désespérée. Juin 1916 - Le commandant Raynal, un officier blessé, se porte volontaire pour une mission désespérée : prendre le commandement du fort de Vaux, aux avant-postes des lignes françaises et tenir tête à l’offensive allemande qui avance. Sans moyens et dans des conditions épouvantables, Raynal et ses hommes vont pourtant se battre avec acharnement, assoiffés et ne tenant que grâce au maigre espoir de l’arrivée de renforts ou d’une contre-offensive salvatrice…
Des coulisses du pouvoir à l'horreur des tranchées, va se jouer le sort de la Grande Guerre. Décembre 1915, les Allemands semblent préparer une attaque d’envergure sur l’un des points stratégiques de la ligne de défense française, à Verdun. Mais le Maréchal Joffre se refuse à renforcer la zone, persuadé que la vraie bataille se jouera en Champagne. Janvier 1916, l’attaque ne fait plus le moindre doute. Seul un miracle pourrait sauver Verdun. Et le miracle se produit : pendant des jours, la pluie s’abat sur la ville, repoussant l’offensive des troupes allemandes.
Septembre 1939. La France est en guerre et le grand Charles, petit colonel, ne parvient toujours pas à convaincre l’État-major d’adopter une stratégie plus offensive fondée sur la concentration des blindés. Mais il est déjà trop tard : le 10 mai 1940, les forces allemandes déferlent sur la France. Face aux traîtres qui souhaitent pactiser avec l’ennemi, il veut continuer à se battre. Mais quand Pétain s’empare des rênes du gouvernement, il part pour Londres le 17 juin, emportant avec lui l’honneur de la France.
Avant d'être le fondateur de la Résistance le 18 juin 1940 et le président de la République en 1958, le général de Gaulle a d'abord été un combattant de la Grande Guerre, un officier plein d'assurance et d'illusions. Fait prisonnier sur le champ de bataille de Verdun en 1916, le capitaine de Gaulle tente à sept reprises de s'évader des forteresses allemandes.
Vous connaissez sa mort, cause de la Grande Guerre. Mais connaissez-vous sa vie ? Plus que de l’attentat de Sarajevo, cette histoire vraie fait le récit de l’amour qui unit François-Ferdinand de Habsbourg et sa femme, malgré la pression de l’étiquette et les efforts de l’empereur François-Joseph qui a tout tenté pour les séparer. Jusqu’à les inciter vivement à se rendre à Sarajevo, le jour de l’ex-fête nationale de la Serbie fraîchement annexée. Ce voyage qui sonne comme une provocation pour les nationalistes serbes, François-Ferdinand ne s’y dérobera pas. L’ombre de l’attentat – qui se profile de plus en plus – pèse peu à peu comme une mort annoncée à laquelle, par fierté, François-Ferdinand ne veut ni ne peut échapper tandis que sa femme l’accompagne parce qu’elle refuse de l’abandonner face au péril…


















