Polar, Nouveau Monde éditions, coll. « Sang-froid ».
Le 12 mai 2021, un corps est retrouvé dans une voiture immergée dans la Seine. Il s’agit d’un journaliste de France-soir disparu depuis 1969 alors qu’il travaillait sur l’affaire Markovic. L’affaire Markovic ? Une histoire criminelle instrumentalisée politiquement pour nuire à Pompidou et l’écarter du pouvoir. Depuis mai 68, en effet, la guerre de succession est ouverte au sommet de l’État. Entre le grand Charles, un président sourd et déclinant, et le dauphin Pompidou qui ne cache plus ses ambitions, c’est l’heure des couteaux tirés, des grandes trahisons et des petits complots. Plus de cinquante ans après les faits, le commandant Tarate rouvre le dossier, interroge les derniers témoins et plonge dans les archives. Il y croise Nathalie et Alain Delon, des partouzeurs, un mafieux corse, Roland Dumas, Alain Pompidou, des ministres malveillants, des agents secrets et autres gros bras du gaullisme en déshérence. Le commandant Tarate, cabossé par la vie et à la recherche de l’amour sur internet, s’interroge : à quoi bon remuer la boue de cette vieille affaire ? Et si le journaliste assassiné avait découvert le fin mot de l’histoire ?
Écrivain, scénariste et historien à succès, Jean-Yves Le Naour rouvre ici le cold case le plus sulfureux de la Ve République.
« Avec une verve certaine qui n’a rien à envier à celle de Frédéric Dard, Jean-Yves Le Naour revient sur la mort du garde du corps d’Alain Delon, survenue en 1968 et qui a eu des répercussions jusqu’au sommet de l’Etat. Un bijou du genre. » Frédéric Pagès, Le Canard enchaîné, 21 août 2026.
« Jean-Yves Le Naour replonge dans un des scandales d’État de la Ve République avec intelligence et maîtrise. Son roman nous permet de remonter le fil d’une enquête fictive qui par bien des rapport pourrait approcher la vérité. Un livre intéressant. » Laurent Greusard, K-Libre, l’actualité du polar, 27 août 2026.
Toulouse. François Godefroy, professeur d’histoire à l’université du Mirail, spécialiste de la Première Guerre mondiale, disparaît au cours de son footing quotidien. Ce que tout le monde pensait être une banale histoire d’adultère se transforme en affaire criminelle lorsque le corps du disparu est retrouvé, abattu par un revolver de collection utilisé dans les tranchées.
Ils sont 177. Venus des quatre coins du pays, ils sont bretons, basques, alsaciens, normands, français de Tunisie, de Nouvelle-Calédonie et d'ailleurs. Parmi eux, des hommes qui croient au ciel et d'autres qui n'y croient pas, des hommes de gauche et de droite, des ouvriers et des bourgeois. Ils sont différents, et pourtant semblables, tous mus par le même idéal : vaincre l'Allemagne nazie et libérer la patrie. Mais pour devenir Béret vert, pour intégrer les prestigieux commandos britanniques qui vont ouvrir la voie au débarquement de Normandie, ils doivent en passer par un entraînement exténuant sous l'égide du commandant Kieffer, au terme duquel les moins valeureux sont impitoyablement éliminés. Moqué à cause de son allure juvénile, René Rossey a dû mentir sur son âge pour pouvoir rejoindre les Français libres en Angleterre. Lui qui n'a pas 17 ans, il s'accroche, veut prouver qu'il est un homme. Ils ne sont que 177 Français ce 6 juin 1944 aux côtés de 150 000 Américains, Anglais et Canadiens. Mais, ce jour-là, ils sont toute la France. Avec un grand souffle romanesque, l'auteur nous fait découvrir une dimension méconnue de cette page de notre histoire sur laquelle nous pensons avoir tout lu.

















