Jean-Yves Le Naour

Guerre 1914-1918 - Histoire du XXe siècle

Les compagnons de la Libération. Phillipe Kieffer

Grand Angle, 31 mars 2021.

Sans passion pour l’armée, il sera pourtant le père des commandos français. Ce dandy des Antilles n’a même pas fait son service militaire, dispensé comme Français de l’étranger. Pourtant, le jour de la déclaration des hostilités, en septembre 1939, il s’engage comme matelot. Refusant la défaite de juin 1940, il répond à l’appel du Général de Gaulle et s’engage dans les Forces françaises libres. Impressionné par les méthodes des commandos britanniques, il intègre les prestigieux bérets verts et constitue en 1942, avec une vingtaine de volontaires, ce qui deviendra les “Commandos Kieffer”. Son but : participer au grand débarquement qui doit libérer la France…

La tragique histoire de la Grande Guerre

Géo Histoire, 11 mars 2021, 217 p.
Jean-Yves Le Naour, l'un des plus grands spécialistes français de la Première Guerre mondiale, fait revivre au lecteur les étapes clés du conflit de 1914-1918 dans un texte passionnant et enlevé. Ce récit poignant donne des repères chronologiques précis permettant de mieux comprendre le déroulement des opérations et les grandes étapes de cette sombre période. Riche en anecdotes, il plonge le lecteur dans le quotidien de ceux qui l'ont vécue : les poilus qui ont connu l'enfer dans les tranchées, les civils réquisitionnés dans les usines, les femmes qui ont contribué à l'effort de guerre et pour qui ce conflit a marqué le début de leur émancipation…

Reagan. Un sacré président

Sur Arte, collection : Les coulisses de l’histoire , le 26 janvier 2021 à 21h45 et en replay jusqu’en septembre 2021.

La postérité nous a laissé de Ronald Reagan une image désastreuse, celle d’un président incompétent. Et pourtant, orateur remarquable et d’une intuition hors du commun, malgré ses défaillances avérées, l’ancien acteur de série B a su restaurer la flamme d’une Amérique alors en plein déclin !

La gloire et l’oubli. Maurice Genevoix et Henri Barbusse, témoins de la Grande Guerre

Michalon, 2020, 221 p.
Le 11 novembre 2020, les cendres de Maurice Genevoix entreront au Panthéon. Derrière l'hommage au dernier écrivain combattant, mort en 1980, ce sont Ceux de 14 qui sont honorés. Et pourtant, en 1914-1918, Maurice Genevoix était loin d'être considéré comme le représentant des Poilus. 

À l'époque, et durant tout l'entre-deux-guerres, c'est Henri Barbusse, l'auteur du Feu, qui incarne le rôle de porte-parole des combattants. Prix Goncourt 1916, scandale littéraire ayant soulevé des passions contraires, Le Feu est un choc, un livre suffoquant qui, pour la première fois, raconte le quotidien, des tranchées, sans rien dissimuler des souffrances des soldats. Profitant de cette exposition, Barbusse s'engage en politique, embrasse les combats du pacifisme et du communisme.

Genevoix, lui, enfermé dans l'étiquette régionaliste, se tient pour sa part à l'écart du tumulte du monde et préfère les parties de pêche et les promenades au bord de la Loire. L'un est de gauche, l'autre est un modéré qui se méfie de la politique. L'un rejette ouvertement les honneurs, est admiré ou détesté, l'autre s'affiche comme consensuel, reçoit la légion d'honneur et entre à l'Académie française. L'un a obtenu une notoriété immédiate avec le succès commercial, l'autre a dû se contenter d'un succès critique pour ses récits de guerre et a construit sa réputation littéraire en dehors du témoignage, avec notamment Raboliot (prix Goncourt 1925).

Et pourtant, aujourd'hui, la fortune de la gloire littéraire s'inverse : avec ses cinq ouvrages de souvenirs rassemblés dans Ceux de 14, Genevoix prend sa revanche sur Barbusse, le prophète découronné. Comment cela a-t-il été possible ?
dans la presse

Pourquoi Maurice Genevoix entre-t-il au Panthéon ?

François-Guillaume Lorrain, entretien avec Jean-Yves Le Naour, 11 novembre 2020, Le Point.

Jean-Yves Le Naour : «Maurice Genevoix est apparu progressivement comme le grand témoin de 14-18»

Paul Sugy, entretien avec Jean-Yves Le Naour, 11 NOVEMBRE 2020, Figaro vox.

Maurice Genevoix plutôt qu’Henri Barbusse au Panthéon : « L’engagement politique » explique peut-être ce choix, avance l’historien Jean-Yves Le Naour

11 NOVEMBRE 2020, France Info.

Jean-Yves Le Naour analyse finement les jeux et rejeux de la mémoire à travers l’étude de la genèse, de la réception puis de la postérité de leurs oeuvres respectives.

Macha Séry, 12 NOVEMBRE 2020, le Monde des livres.

Ce qu’il faut savoir sur Maurice Genevoix

Florence Pitard, 11 NOVEMBRE 2020,OUEST FRANCE.

L’Appel

Une pièce de Jean-Yves Le Naour. Compagnie La Naïve. Avec Sophie Claret, Flora Bourne-Chastel, Patrick Henry et Hervé Pezière, mise en scène de Jean-Charles Raymond.
Coproduit par les Archives départementales des Bouches du Rhône.

Label « Actions Mémoire 2020 » attribué par le service départemental de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG).

Première représentation à Marseille, dans l’auditorium des Archives départementales des Bouches du Rhône, le 8 octobre à 20 heures.



1970, à l’occasion du 30e anniversaire de l’appel du 18 juin, un animateur radio invite un professeur de la Sorbonne, ancien résistant, et une jeune enseignante de l’université Aix-Marseille à une émission sur la naissance de la résistance en 1940. Soudain, la discussion dégénère. Les protagonistes oublient le public et perdent tout contrôle : ce ne sont plus deux historiens qui débattent mais des générations qui s’affrontent, celle qui a vécu la Résistance et les suivantes.


Les derniers tirailleurs

A voir sur France 5, Les derniers tirailleurs, un film documentaire de Cédric Condon, écrit par Jean-Yves Le Naour, le 27 septembre, à 22h40.

Dans la presse :

Ce documentaire équilibré, qui n’occulte ni les points d’ombre, ni les zones de lumière, est une façon de leur rendre hommage. Une tentative émouvante de rattraper le temps perdu.

SEBASTIEN PORTE, TELERAMA, 23 SEPTEMBRE 2020.

Les voilà qui racontent leur guerres comme de vieux combattants français. Sans jamais remettre en question leur identité nationale, mais avec aux lèvres de l’amertume et du dépit.

SORJ CHALANDON, LE CANARD ENCHAINE, 23 SEPTEMBRE 2020.

Une démarche mémorielle salutaire.

ALBAN DE MONTIGNY, PELERIN, 24 SEPTEMBRE 2020.

A partir de témoignages d’anciens tirailleurs sénégalais, ce film jette une lumière crue sur une page sombre de l’histoire de France.

LE POINT.FR, 25 SEPTEMBRE 2020.

« Il était une fois un Empire de dix millions de Km², de 110 millions d’habitants, sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Il était une fois une force noire qui faisait la fierté des Français… » Les premiers mots du documentaire de Jean-Yves Le Naour, réalisé par Cédric Condon, tracent le cadre pour raconter l’aventure de quelques-uns de ces hommes.

L’HUMANITE DIMANCHE, 24 SEPTEMBRE 2020.

Il donne la parole aux derniers survivants qui portent malgré tout avec fierté leurs médailles militaires.

HISTORIA, OCTOBRE 2020.

Lieu de mémoire : inauguration du « cimetière des oubliés » de Cadillac

Le 19 septembre 2020 était inauguré le « cimetière des oubliés » de Cadillac, en présence d’Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine. C’est en 2017 après avoir lu Les soldats de la honte qu’Alain Rousset décide de réhabiliter cet ancien « cimetière des fous » créé au lendemain de la Première Guerre mondiale et plongé depuis dans l’abandon. Les noms de plus de 4000 décédés ont été retrouvés et sont désormais gravés sur un mur.  Les morts oubliés ont retrouvé leur dignité et le cimetière de Cadillac est devenu un lieu de mémoire.

1919 – 1921 : Sortir de la guerre

Perrin, 2020, 544 p.
Le 11 novembre 1918, au matin, Georges Clemenceau déclare à son chef de cabinet : " Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix, et ce sera plus dur encore. " En effet, outre la mauvaise volonté allemande, il faudra non seulement compter avec la diplomatie d'équilibre des Britanniques qui ne veulent pas trop affaiblir l'Allemagne au profit de la France, mais aussi avec les ambitions du président américain Wilson dont les principes démocratiques pour la reconstruction du monde – le droit des peuples, l'État-nation, la SDN… – privent les Européens de toute politique d'annexion. Loin d'être à l'apaisement, les années d'après-guerre sont marquées par le trouble et l'incertitude.

La guerre continue à l'Est, dans les pays baltes en 1919, entre la Pologne et la Russie de 1920 à 1921, entre les Turcs et les Grecs de 1919 à 1922, tandis que la guerre civile en Russie cause la mort de 5 à 7 millions de personnes. Surtout, le spectre de la révolution bolchevique, victorieuse en Russie, s'insinue de l'Allemagne à la Hongrie en passant par l'Italie. L'ennemi n'est plus tout à fait le germanisme, mais le bolchevisme, infiltré sous la forme des nouveaux partis communistes d'Europe. Un monde radicalement nouveau est né, une nouvelle ère idéologique coincée entre Wilson et Lénine, deux messianismes à côté desquels la France et la Grande-Bretagne ne tiennent plus le premier rôle. En ces années où prévaut l'illusion d'une paix durable, les instabilités, les aigreurs et les déceptions attisent déjà le feu de la revanche. Clemenceau avait raison : il était plus difficile de gagner la paix que la guerre. Et la France, qui a gagné la guerre, a perdu la paix.

Dans la presse

Sur la forme comme sur le fond, on retrouve les qualités de l’auteur : la clarté et la vivacité de l’expression, l’emploi exemplaire de la citation qui donne au texte bon poids d’humour et de vie, et cet art du récit qu’on retrouve plus souvent sous les plumes anglo-saxonnes que francophones. Bref, un régal de lecture et un concentré d’intelligence historique.

Jean Lopez, Guerres et Histoire, avril 2020
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