Collection créée et dirigée par Jacques Malaterre / co-écrit par Jean-Yves Le Naour, Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de soie, Sara M, 20 x 26mn, 2016.
Une traversée haletante de l’histoire européenne du XXe siècle à travers les destins extraordinaires d’hommes et de femmes étonnamment peu connus du grand public. Cette collection comprend 20 documentaires
- Jacqueline Auriol – Vivre et voler / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- George Best – La popstar du football / Réalisateur : Bernard George.
- Carl Lutz, un diplomate en résistance / Réalisateur : Gabriel Laurent.
- les oublies de l histoire – Sylvin Rubinstein / Réalisateur : Lorenz Findensen.
- Gala Dalí – La muse libérée / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Manolete – Un torero en guerre / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Les oublies de l histoire – Jerzy Popieluzsko / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Matei Pavel Haiducu – L’espion qui a refusé de tuer / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Jeannette Mac Donald – Une lionne parmi les lions / Réalisateur : Thomas Cirotteau.
- Tom Simpson – La course à la mort / Réalisateur : Bernard George.
- Louise Weiss – Une femme pour l’Europe / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- René Dumont – L’homme qui voulait nourrir le monde / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Nikos Beloyánnis – Le martyr communiste / Réalisateur : Marco Gastine.
- Matéo Maximoff – L’écrivain tsigane / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Griselidis Real – Une courtisane libertaire / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Mustapha Muller – Le maître déserteur / Réalisateur : Lorenz Findeisen.
- Bobby Sands – Le martyr de thatcher / Réalisateur : Bernard George.
- Salvadore Giuliano – L’insaisissable bandit / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Aléxandros Panagoúlis – L’insoumis / Réalisateur : Jacques Malaterre.
- Théo Sarapo, dans l’ombre de piaf / Réalisateur : Jacques Malaterre.
Septembre 1939. La France est en guerre et le grand Charles, petit colonel, ne parvient toujours pas à convaincre l’État-major d’adopter une stratégie plus offensive fondée sur la concentration des blindés. Mais il est déjà trop tard : le 10 mai 1940, les forces allemandes déferlent sur la France. Face aux traîtres qui souhaitent pactiser avec l’ennemi, il veut continuer à se battre. Mais quand Pétain s’empare des rênes du gouvernement, il part pour Londres le 17 juin, emportant avec lui l’honneur de la France.
Avant d'être le fondateur de la Résistance le 18 juin 1940 et le président de la République en 1958, le général de Gaulle a d'abord été un combattant de la Grande Guerre, un officier plein d'assurance et d'illusions. Fait prisonnier sur le champ de bataille de Verdun en 1916, le capitaine de Gaulle tente à sept reprises de s'évader des forteresses allemandes.
1917 est une année de rupture. Le peuple épuisé, las de la guerre, doute et réclame la paix. Chacun cherche une porte de sortie honorable : le gouvernement français hésite, la Grande-Bretagne s'effraie, le chancelier allemand Bethmann-Hollweg, qui voudrait en finir, est congédié, tandis que la Russie renverse le tsar. L'empereur d'Autriche-Hongrie, Charles Ier, et le pape Benoît XV élaborent quant à eux des projets de paix. En vain, personne n'étant prêt à en payer le prix. 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle, avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchevique. La guerre, non plus nationale mais idéologique, échappe aux Européens et fait apparaître un monde nouveau, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. Après 1914. La grande illusion, 1915. L'enlisement et 1916. L'enfer, Jean-Yves Le Naour continue de mettre son talent narratif au service de l'histoire et raconte avec brio cette année charnière. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne aucune grande figure. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche, aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé.








A la fin août 1914, après la Bataille des Frontières à cheval entre la France et la Belgique, Alfred Richy et Camille Muller, deux poilus de 22 ans, ont tenté en vain de rejoindre leur unité repliée sur Verdun. Voulant reprendre des forces dans la maison familiale d’Alfred à Baslieux, tout près de Longwy, les deux compères n’y sont pas restés une nuit ou une semaine comme ils l'avaient prévu. En réalité, ce sont 4 ans et 2 mois qu’Alfred et Camille ont passé à l’arrière du front, loin des combats! Découvrez l’aventure extraordinaire de ces deux hommes, qui ont eu le culot, durant toutes ces années d’Occupation, de vivre et dormir sur le plancher juste au-dessus de la chambre réquisitionnée par les troupes allemandes! Alfred et Camille n’étaient ni lâches ni déserteurs. Des hommes tout simplement, accrochés à leur liberté et leur indépendance de paysans. Ce récit incroyable a pu être nourri par le souffle d’Alfred Richy qui, tout au long de sa retraite forcée jusqu’en 1918, a retranscrit au jour le jour dans un carnet son ressenti ainsi que les échos de son village.
Le 2 août 1914, le Marseillais André Martin-Laval, bien que réformé, se porte volontaire pour rejoindre ses frères cadets déjà sous les drapeaux. Fernand, sergent mitrailleur et engagé, prévient la veille toute sa famille de l'annonce de la mobilisation générale. Antoine, caporal infirmier et simple conscrit, manifeste sa ferveur patriotique dans les rues d'Avignon. Trois frères entrent dans la guerre… ainsi que leurs parents, leurs trois soeurs, leurs amis, leur pays. André Martin-Laval, tour à tour simple fantassin, téléphoniste dans les tranchées, télégraphiste dans le génie, puis dans l'aviation, termine la guerre en tant qu'officier. Mireille Martin-Laval, une fille d'André, a pieusement conservé les documents rares et exceptionnels légués par son père. Carnets de route, mémoires, lettres et cartes postales, dessins d'enfant, photographies inédites… permettent de suivre le parcours d'André ainsi que des membres de la famille durant la guerre. Comme celui d'Antoine Martin-Laval dont une lettre, adressée à sa soeur Marie, a été publié en 1998 dans Paroles de Poilus.
À la veille de l'anniversaire du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, cet ouvrage étudie le parcours des combattants israélites d'un régiment de Provence, le 112e régiment d'infanterie, qui tenait avant la guerre garnison à Antibes puis à Toulon. Qui donc étaient ces poilus juifs de ce régiment de Provence ? À quelles batailles de la Grande Guerre ont-ils participé ? Comment pratiquaient-ils leur religion sur le front ? Quelle était la part de l'antisémitisme au sein du régiment durant le conflit ? Cet ouvrage décrit la situation des Juifs en France avant-guerre puis donne un aperçu historique du régiment tout en accentuant la démarche avec des conscrits israélites dont René Cassin deviendra la personnalité la plus célèbre. Se penchant plus près sur l'expérience personnelle de ces hommes, Olivier Gaget restitue avec soin la biographie d'officiers, parmi lesquels le député Maurice Bokanowski, mais aussi les impressions de trois combattants, analysées ici grâce aux témoignages uniques de leurs journaux de guerre. Des recherches formidablement documentées pour un indispensable devoir de mémoire.
Mobilisé à l’âge de 45 ans, Lazare Goujon avait rejoint le front en octobre 1915, près de Soissons, avant d’être affecté avec le 89e Régiment, dans la Marne. Dans ses lettres, il raconte ses combats contre les blessures, son effroi face aux bombardements, ses batailles quotidiennes contre rats et souris. Le 7 décembre 1916, il écrit?: «?Quant aux tranchées et boyaux, cela devient innommable?». Au cœur de l’absurdité de la guerre, le médecin tient bon avant d’être nommé médecin-chef de l’arsenal de Perrache en octobre 1917. Il sera plus tard le maire de Villeurbanne. Et le père des Gratte-Ciel.



















