Jean-Yves Le Naour

Guerre 1914-1918 - Histoire du XXe siècle

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Dans la même collection

Parus en 2011
Parus en 2010
Daniel Bermond, L’affaire Salengro. Quand la calomnie tue.
Philippe Chassaigne, Belle Gunness : la première tueuse en série des Etats-Unis.
Arnaud-Dominique Houte, Louis Napoléon Bonaparte. Le coup d’Etat du 2 décembre 1851.
Annick Tillier, Marie Vaillant. Histoire tragique d’une infanticide en Bretagne.
Jean-Claude Caron, Trois jours qui ébranlèrent la monarchie.
Pascal Cauchy, « Il n’y a qu’un bourgeois pour avoir fait ça ». L’affaire de Bruay-en-Artois.
Frédéric Chauvaud, L’effroyable crime des sœurs Papin.
Hélène Harter, Les incorruptibles contre Al Capone.
Luc Mary, « Rends-moi mes légions ! » Le plus grave désastre de l’armée romaine.
Marc Michel, Fachoda, guerre sur le Nil.
François Pernot, Qui a vraiment tué Henri IV.
Eric Vial, La cagoule a encore frappé ! L’assassinat des frères Rosselli.
Parus en 2009

 

Patrice Brun, La bataille de Marathon.
Catherine Salles, Et Rome brûla.

Les français dans la Grande Guerre

Condon Cédric / Jean-Yves Le Naour, produit par Emmanuel Migeot (Kilaohm productions) et l’ECPAD pour la chaîne Histoire, 2008, 52 mn.
1918. Voilà déjà plus de trois ans que la France est en guerre. Pourtant en août 1914, tous les soldats étaient partis pour quelques semaines, quelques mois tout au plus ; ils devaient s’en revenir pour les vendanges selon les optimistes, pour la Noël selon les pessimistes. Mais à l’heure de la nouvelle année 1918, les illusions de la mobilisation sont bien loin : cela fait 41 mois que les poilus piétinent dans la boue des tranchées, qu’ils subissent les bombardements, la peur, le froid, la pluie, les poux, les rats, et l’odeur des cadavres en décomposition dont ils tentent de se protéger en fumant la pipe ou en grillant des cigarettes. « Ça a commencé comme une fête », se souvient le poilu Gabriel Chevallier, mais en 1918, il n’y a plus qu’un immense calvaire dont on ne voit pas la fin.
Avec le temps, un fossé semble s’être creusé entre le front et l’arrière : les soldats qui risquent quotidiennement leur vie considèrent les civils comme des embusqués qui ne sont pas avares du sang des autres et qui profitent de la situation pour s’enrichir ou « faire la vie ». « Ils se la coulent douce à l’arrière, enrage le personnage des Croix de bois de Dorgelès. Ils ne savent pas ce que c’est que la guerre. Personne n’y pense… Pour eux c’est comme si la guerre était à Madagascar où chez les Chinois ». Et la chanson de Craonne confirme :

C’est malheureux de voir
sur les grands boulevards
tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est drôle
Pour nous c’est pas la même chose .

L’arrière « se la coule-t-il aussi douce » que les poilus veulent bien le penser ? Le pays oublie-t-il ses enfants aux tranchées ? Y a-t-il deux France, l’une au combat, l’autre qui se désintéresserait de la guerre ? La frustration des poilus qui trouvent insupportable que d’autres continuent à vivre, presque normalement, quand eux souffrent le martyre ne doit pas égarer : si la France continue de tenir en 1918 face à l’Allemagne, c’est parce que tout le pays est uni dans la lutte, parce que chacun est à son poste, à l’avant comme à l’arrière – le soldat aux tranchées, l’ouvrière dans l’usine de guerre. Cette mobilisation humaine, économique et psychologique porte un nom : la guerre totale. Le mot n’est pas encore inventé, on lui préfère l’expression de « guerre intégrale » qu’utilise Clemenceau en 1917, mais le sens est le même : toutes les forces du pays sont au service de la guerre.
Tournées par la section cinématographique de l’armée créée en 1915, ces images exceptionnelles ne nous montrent cependant qu’un versant de la guerre. Au service de l’effort national, elles disent la bonne humeur des soldats à l’avant et la détermination de l’arrière. Elles ne racontent pas le doute, la tristesse, et surtout pas la mort. A nous de nous rappeler que ce qu’elles ne montrent pas est au moins aussi important que ce qu’elles ont l’ambition de prouver.

Le soldat inconnu : la guerre, la mort, la mémoire

Gallimard, Découvertes (n°531), 2008, 112 p.
1,4 million de morts dont 350 000 disparus, pulvérisés sur les champs de bataille, 300 000 corps sans identité, jetés à la hâte dans des fosses communes ou sommairement inhumés par leurs camarades d'infortune. Contemplant la vanité d'une victoire arrachée par le sacrifice de tant de ses enfants, la France en deuil est incapable de tourner la page, écrasée par l 'ampleur du massacre et par le poids du souvenir. En novembre 1920, un poilu, exhumé du champ de bataille, est choisi pour rendre hommage aux morts et perpétuer leur souvenir. Étonnant symbole d'une nation victorieuse que ce soldat inconnu, cadavre anonyme allongé sour un Arc de triomphe transformé en tombeau. Un symbole qui, durant un demi-siècle, suscite la polémique : est-il un héros ou une victime? un exemple ou un martyr? Les nationalistes se réclament du lui tout autant que les communistes ; les collaborateurs de Vichy lui rendent hommage et les résistants l'enrôlent dans l'armée des ombres.

Cartes postales de poilus

Avec Georges Klochendler, First, 2008, 143 p.
La Grande Guerre racontée par les mots simples et déchirants des soldats. Durant la Première Guerre mondiale, des centaines de millions de cartes postales ont été envoyées. Elles nous révèlent mieux que tout autre document comment l'engagement, le combat, la séparation et l'attente furent vécus par les soldats français et leurs familles. De cette sombre période de l'histoire collective, ce sont les petites histoires individuelles et criantes d'humanité qui vous sont dévoilées ici. Chacune d'entre elles nous rappelle l'enjeu psychologique de ces événements. Leurs textes authentiques et sensibles vous plongent dans le quotidien des hommes qui s'engagèrent pour la France au péril et pour beaucoup au sacrifice de leur vie.

Nostradamus s’en va-t-en guerre : 1914-1918

Hachette littératures, 2008, 188 p.
Imagine-t-on qu’à la veille de fuir la capitale, le 2 septembre 1914, le gouvernement français convoque Mme Fraya, une voyante mondaine, pour lui demander si l’ennemi s’emparera de Paris ? Sait-on que le président Raymond Poincaré a reçu cette même Mme Fraya à l’Élysée en 1917 pour lui poser des questions sur la fin de la guerre ? Ou encore qu’il a reçu une jeune bergère vendéenne qui, se croyant une nouvelle Jeanne d’Arc, prétendait avoir reçu de Dieu la mission de bouter l’ennemi hors de France ? De 1914 à 1918, une flambée de prophétisme et de voyance saisit en effet les Français qui tentent de se rassurer comme ils peuvent en déchiffrant les quatrains de Nostradamus et les lignes de la main, en interrogeant les esprits, les boules de cristal ou le marc de café, tandis que les poilus, dans les tranchées, communient dans des rituels magiques censés les protéger de la mort. En ces temps d'angoisse, les contemporains s'en remettent tout simplement à l'occulte pour mieux supporter le présent et espérer enfin en l'avenir. Jean-Yves Le Naour rend compte ici d’une culture populaire, longtemps ignorée par les historiens, et offre une nouvelle approche pour la compréhension du premier conflit mondial.

La Première Guerre mondiale pour les nuls

First, 2008, 323 p.
  • Disponible en version augmentée et illustrée, First, novembre 2013
  • La première guerre mondiale pour les Nuls poche, 2016, 320 p.
  • Le petit livre de la Grande Guerre, J’ai Lu (J’ai Lu documents), 2014.
  • Version petit format chez First : La Grande Guerre (Le petit livre de…),2008, 156 p.

Un ticket pour l'enfer de 14-18
Fermez les yeux et humez l'air suffocant du front, lourd d'acier, de poussière et de gaz. Écoutez le tonnerre des obus qui retournent la terre du no man's land et le choc sonore des gros percutants. Regardez les poilus aux visages tendus et graves, tandis que l'officier s'apprête à donner l'assaut. Cet enfer-là, 8 millions de soldats français l'ont vécu il n'y a pas cent ans. Comment en est-on arrivé là ? Comment expliquer l'incroyable endurance des combattants ? Et surtout, comment une guerre que l'on croyait la «der des der» a creusé un long sillon de douleur en faisant le lit de futurs conflits ? Ce livre retrace les quatre années qui ont bouleversé le monde et qui ont semblé durer un siècle pour ceux qui les ont vécues. Ouvrage tout public.

Dictionnaire de la Grande Guerre

Jean-Yves Le Naour (dir.), Larousse, A présent, 2008, 510 p.

Réédition, « Hors collection Histoire », Larousse, 2014.

Avec la mort du dernier Poilu, c’est une page de la mémoire du premier conflit mondial qui se tourne, l’année même où l’on commémore le 90° anniversaire de l’armistice. Jamais la Grande Guerre, n’aura connu un tel regain d’intérêt. Mais de quoi se souvient-on ? Et pourquoi se souvient-on ? Ce dictionnaire en dessine un portrait sensible, grâce à de nombreux textes consacrés au quotidien : les bruits et les odeurs de la guerre, les poupées Nénette et Rintintin ou bien encore les séances de spiritisme côtoient les récits des batailles de Verdun ou de la Somme, les biographies de figures célèbres, Clemenceau, Wilson ou Lloyd Gorge.




Dirigée par Jean-Yves Le Naour, spécialiste de la Grande Guerre, auteur de nombreux articles et ouvrages sur cette période (le Soldat inconnu vivant, Misère et tourments de la chair durant la Grande Guerre, etc…), une quinzaine d’historiens a ainsi dressé, en 250 notices, un panorama complet et original de la Grande Guerre. Ouvrage tout public.







La dernière bataille du soldat inconnu

Christophe Weber (Réalisateur) / Jean-Yves Le Naour (Consultant scientifique) produit par Sunset et l’INA pour France 5, 2008, 52 mn.

Lire un extrait d’un article de Jean-Yves Le Naour  : Le scandale du soldat inconnu


Ce documentaire commence en 1914 et s'achève en 1920 avec la cérémonie de l'inhumation d'un soldat inconnu sous l'Arc de triomphe. Il met en avant un véritable scoop qui éclaire le rôle trouble d'un groupe de militants d'extrême droite qui a pesé dans les décisions gouvernementales.

Claire Ferchaud : la Jeanne d’Arc de la Grande Guerre

Hachette Littératures, Essais, 2007, 285 p.
En 1916, le Christ apparaît à une bergère vendéenne et lui confie la mission de bouter les Allemands hors de France. Surnommée " la nouvelle Jeanne d'Arc ", la jeune Claire Ferchaud suscite tout d'abord l'enthousiasme des croyants qui espèrent en l'intervention divine pour que la victoire soit donnée à la France, " fille aînée de l'Église ". Mais la République laïque et anticléricale n'est pas une fille obéissante, et si le président Poincaré reçoit la bergère à l'Élysée, sa mission militaire et religieuse est bloquée par les autorités publiques. C'est que l'affaire est politique : pour que la France soit victorieuse, le Christ a exigé que le pays se repente de ses erreurs républicaines et place son Sacré Cœur sur le drapeau national. Derrière cette histoire singulière, se profilent des luttes de pouvoir entre l'Église et l'État mais aussi, à l'intérieur de l'Église, entre républicains ralliés et réactionnaires patentés. A travers l'épopée dérisoire d'une Jeanne d'Arc en bleu horizon, Jean-Yves Le Naour explore les rapports complexes entre foi, patriotisme et politique, sur fond d'une société traumatisée par la guerre et prête à tout croire pourvu qu'on lui promette la fin des combats.

Meurtre au Figaro- le procès Caillaux

Larousse, L’Histoire comme un roman, 2007, 288 p.

Extrait d’un article de Jean-Yves Le Naour : Meurtre au Figaro

Le 16 MARS 1914, vers 17 heures, une bourgeoise élégante descend d'une voiture à cocarde tricolore et pénètre dans l'immeuble du Figaro, rue Drouot. À peine entrée dans le bureau de Gaston Calmette, le directeur du journal, elle dégaine un browning de son manchon et vide son chargeur sur l'infortuné journaliste. Un fait divers? Loin de là! La meurtrière n'est pas n'importe qui : la propre femme du ministre des Finances, Joseph Caillaux, le chef du parti radical qui est en passe de prendre en main les destinées du pays. Commence alors le plus grand scandale politique que la France ait connu depuis l'Affaire Dreyfus. A partir des archives du procès, Jean-Yves Le Naour retrace les dessous judiciaires de cette affaire, qui tourne à un grand déballage entre vie privée et vie publique où le sang, le sexe et les coups bas politiques sont étroitement liés.

L’affaire Malvy : Le Dreyfus de la Grande Guerre

Hachette Littératures, Essais, 2007, 377 p.Prix Henri Hertz 2008 décerné par la Chancellerie des Universités de Paris.

Prix Henri Hertz 2008 décerné par la Chancellerie des Universités de Paris.

L’affaire Malvy : le Dreyfus de la Grande Guerre, Leonard V. Smith, Revue électronique du centre d’histoire de Sciences Po, n° 5, mai-août 2008.

Qui connaît Louis-Jean Malvy ? Celui qui fut pour la gauche un nouveau Dreyfus, un martyr du républicanisme est aujourd'hui oublié. Etoile montante du parti radical, ministre de l'Intérieur de 1914 à 1917 et artisan de l'Union sacrée, Malvy s'est efforcé d'obtenir la paix sociale dans la France en guerre en négociant avec la CGT tout en contrôlant les pacifistes plutôt qu'en les arrêtant. En 1917, quand la crise du moral survient, la droite nationaliste le désigne comme bouc émissaire pour expliquer tout à la fois l'échec du chemin des Dames, les mutineries des poilus, les grèves ouvrières et le développement du pacifisme. La Ligue royaliste d'Action française s'acharne : violeur, cocaïnomane, espion, amant de Mata Hari… les accusations les plus folles sont lancées contre le ministre qui doit démissionner sous les coups d'un Clemenceau exploitant cyniquement cette crise politique pour parvenir au pouvoir. Traduit en Haute Cour de justice en 1918, Malvy est condamné à cinq ans de bannissement au terme d'un procès inique qui constitue, pour la droite, la revanche sur l'affaire Dreyfus. Dans un pays en guerre rassemblé derrière un chef pour qui la fin justifie les moyens, l'innocence et la justice ne pèsent pas lourd face à la raison d'Etat. A travers le récit de l'affaire Malvy, Jean-Yves Le Naour s'attaque au mythe de l'Union sacrée et montre comment s'opère le basculement à droite de la France en guerre.
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